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Ce texte illustre une mise en place pratique d’un trilinguisme répondant au protocole de Cracovie (2004). Appel de la conférence des recteurs polonais, document ci-dessous attaché.
___Le trilinguisme : ciment de l’Union Européenne

vendredi 8 mai 2009.
Seul le trilinguisme reposant sur deux langues pivots permet d’allier efficacité et pluralité.

Aujourd’hui, seul le trilinguisme institutionnalisé nous semble réellement et pratiquement à même de préserver les légitimes intérêts culturels des différentes langues d’Europe (fussent-elles régionales) et les intérêts économiques des peuples qui les parlent.

Le nombre de langues parlées dans l’Union Européenne a doublé à la suite des deux derniers élargissements. Comment se comprendre sans risque de malentendus dans l’espace européen qui risque de s’élargir encore ?

Deux solutions sont actuellement en vigueur :

Soit chacun utilise sa langue ou celle qu’il maîtrise le mieux et il est traduit dans toutes les autres ce qui, systématiquement appliqué, a un coût rapidement croissant pour le budget de l’Union européenne, voire celui de chaque chancellerie diplomatique. (Pour n langues, il faut n x (n-1) / 2 traducteurs (1) , soit 10 pour 5 langues, 28 pour 8 langues, 231 pour 22 langues.)

Soit on fait l’impasse sur la multiplicité des langues qui font la richesse culturelle de notre continent pour privilégier et généraliser une seule langue de communication petit à petit imposée à tous de manière insidieuse ou ouverte ; c’est ce que l’on voit se produire actuellement avec l’imposition de l’anglais partout et en tous lieux et circonstances. Dans le concert européen, les anglophones de naissance bénéficient alors d’un avantage déterminant pour imposer leurs vues, leurs solutions techniques et leurs méthodes au détriment de tous les autres qui, s’ils ne maîtrisent pas l’anglais parfaitement, comme c’est le plus souvent le cas, sont désavantagés tant dans la mise en œuvre des programmes et des projets européens que dans l’accès aux marchés publics ou privés.

Une telle évolution est-elle souhaitable et légitime ? Nous ne le pensons pas car, encore une fois, elle désavantage la majorité et conduit à moyen terme à un appauvrissement culturel de notre continent. La pensée n’est pas étrangère à la langue qui la porte. La langue n’est pas un simple véhicule de la pensée ; elle en est le tuteur voire le terreau ! C’est pourquoi l’espéranto ou la lingua franca nova (2) , qui auraient pu être, l’une ou l’autre, la solution pratique de la communication européenne n’ont pas pu s’imposer en dépit de leur facilité d’apprentissage et de leur neutralité politique.

Il faut donc une solution intermédiaire qui simplifie le dialogue intereuropéen sans appauvrir cette diversité culturelle qui fait l’identité et la richesse de l’Europe.

Notre solution repose sur un trilinguisme flexible qui permet de façon réaliste d’échapper tant au monolinguisme généralisé mais appauvrissant (3) et quelquefois dangereux (4) qu’au multilinguisme généralisé techniquement et financièrement très lourd à gérer. Il s’appuie sur :

o La langue maternelle de celui qui a à s’exprimer (allemand, polonais, bulgare, roumain, italien, espagnol, grec, néerlandais, etc.), associée à

o Deux langues de communication que nous appelons « langues pivots »  : l’anglais et le français.

o Les besoins en traduction passent alors de [n x (n-1) / 2] à [2 n - 3], soit pour 5 langues 7 traducteurs au lieu de 10, pour 8 langues 13 traducteurs au lieu de 28 et pour 22 langues 41 au lieu de 231.

Ce trilinguisme flexible, alliant efficacité et pluralité, devrait être retenu dans toutes les instances de travail et de décision de l’espace Européen.

-   Mais pourquoi l’anglais dira-t-on ? il n’est même plus besoin de se poser la question tant les raisons et les mécanismes de son expansion après la seconde guerre mondiale puis l’entrée du Royaume Uni dans l’Union européenne sont connues. Sans cette évolution qui semble pour le moment irréversible, on aurait pu tout aussi légitimement proposer l’allemand comme langue pivot, vu son expansion ancienne en Europe centrale ; c’est aussi l’un des deux premiers pays avec la France à l’origine de la construction européenne. On ajoutera tout de même que l’anglais, par ses racines, à l’avantage d’être apparenté à l’allemand et beaucoup de langues de l’Europe du Nord, dont les ressortissants ont quelques facilités supplémentaires à l’apprendre et l’utiliser correctement.

-   Mais alors pourquoi le français comme seconde langue pivot, alors qu’il est en "perte de vitesse " partout (5) ? Et donc pourquoi pas l’italien, l’espagnol ou telle autre langue importante par le nombre de ses locuteurs nationaux ?

o Parce que le français a été longtemps la langue internationale( 6) , notamment en Europe, répandue en de nombreux pays où encore beaucoup de gens le parlent tandis que les autres langues latines, également de haute culture et d’égale dignité sans aucun doute, sont tout de même d’usage moins répandu sur notre continent.

o Parce qu’il représente cette autre part ancienne de la culture européenne, liée à cette latinité qui a marqué le premier espace européen médiéval et post médiéval et que tous les peuples latins peuvent l’apprendre avec la même facilité et l’utiliser aussi correctement que les peuples nordiques peuvent le faire avec l’anglais.

o On ajoutera un autre argument sur lequel les juristes seront probablement d’accord : c’est que le français en tant que langue juridique est une langue plus précise que l’anglais (en anglais le même mot peut avoir des sens différents selon le contexte, ce qui n’est pas le cas en français).

o Enfin parce que c’est la deuxième (7) langue la plus parlée en Europe.

Comment ce trilinguisme peut-il fonctionner en pratique et faire la preuve qu’il ne désavantage personne mais peut, au contraire, faciliter une meilleure communication intra européenne tout en sauvegardant l’usage de chaque langue nationale ?

Notre proposition : le trilinguisme

1° fait obligation aux responsables européens de produire une version de leurs écrits et de leurs interventions dans leur langue maternelle. C’est la mesure minimale que peuvent espérer tous ceux pour lesquels le mot démocratie a un sens.

2° fait obligation à tous les intervenants de délivrer leurs écrits et leurs interventions dans 3 des langues de l’Union (les 2 langues pivot plus une : la leur ou celle qui leur convient le mieux pour leur intervention (8)) , elle place ainsi tous les intervenants à égalité quant à la facilité d’expression, quelle que soit leur langue maternelle.

3° promeut l’apprentissage d’au moins deux langues étrangères. Ce qui est indispensable pour le développement et l’optimisation des échanges bilatéraux en Europe.

Il paraît hautement souhaitable dès à présent que les gouvernements prennent soin de nommer, à des postes de responsabilité en Europe, de préférence des personnalités capables de s’exprimer en trois langues.

Quelques exemples :

1/ Wojciech KIECZKOVSKI est juriste dans un ministère polonais. Il prépare une note de son ministère pour proposer au Conseil européen un projet d’amendement à une directive dans un domaine de l’acquis communautaire relevant de sa compétence.

-   Pour que la proposition qui sera soumise au débat à Bruxelles lors de la prochaine séance du Conseil des ministres exprime clairement et précisément toutes les nuances et subtilités qu’il entend y mettre, Wojciech la rédige d’abord dans sa langue, le polonais.

-   C’est en effet dans cette langue qu’il a la pleine maîtrise de sa compétence juridique et peut être pleinement performant dans la préparation d’un bon texte ; pas en anglais, ni en français, ni en allemand : même s’il a une bonne connaissance de l’une ou l’autre de ces langues, il la (ou les) maîtrise tout de même moins bien que sa langue maternelle. C’est évident.

-   Son gouvernement présentera donc d’abord (par écrit, puis oralement) ce projet en polonais, ce qui assure la visibilité de la langue polonaise à l’échelon européen.

-   Mais il devra également transmettre ce projet à Bruxelles en anglais et en français pour assurer sa diffusion aux membres du Conseil qui auront à en débattre.

-   Lors de ce débat, si un problème d’interprétation divergente du contenu du projet survient, c’est la version originale polonaise qui fera foi (pas la version anglaise, ni la version française), parce qu’elle seule garantit le respect de toutes les nuances de pensée quant au fond ou juridiques et quant à la forme que Wojciech a voulu y exprimer au nom de son ministère et de son gouvernement.

2/ Lazlo PAPP est hongrois. Il va participer pour son ministère de l’Environnement à une conférence qui se tient à Vienne sur la pollution du Danube pour fixer, entre tous les Etats riverains, les grandes lignes d’une politique commune visant à réduire cette pollution.

Lazlo prépare un exposé pour présenter à la conférence les dispositions déjà prises par la Hongrie en ce domaine et celle qu’elle entend proposer pour aller plus loin dans la concertation attendue :

-   Il prépare son texte en hongrois et le communiquera en hongrois aux organisateurs de la conférence, mais aussi en anglais et en français, après traduction établie par le service officiel de traduction du gouvernement hongrois. C’est en effet là que l’on pourra le mieux s’assurer que ces traductions colleront sans contresens au texte original hongrois.

-   Lors de la conférence, Lazlo fera son exposé en hongrois, mais il sera traduit en anglais et en français par les interprètes au profit des autres participants.

-   Les autres participants, qu’ils soient Allemands, Hongrois, Serbes, Roumains ou Bulgares, auront aussi préparé puis présenteront oralement leurs interventions dans leur langue maternelle (sauf peut-être pour les Serbes, non encore membres de l’Union). Ils les auront également déposées auprès des organisateurs de la conférence en double traduction anglaise et française.

-   Lazlo qui, comme tout haut fonctionnaire d’un pays de l’Union, est trilingue, parle aussi français et italien. Il suivra donc les débats de la conférence dans la traduction en français.

-   Son collègue autrichien Hans Reichel qui, en plus de son allemand maternel dans lequel il a présenté sa propre communication, parle aussi anglais et italien, suivra, lui, les débats dans la traduction anglaise, mais interviendra oralement en allemand s’il préfère (mais si c’est son choix et s’il se sent parfaitement à l’aise en cette langue, il peut, bien sûr, débattre en anglais).

-   Leur collègue roumain Ion Calinescu, qui parle aussi français et italien, aura produit sa communication originale en roumain (avec copies en anglais et français) mais il suivra les débats dans la traduction française.

Les actes finals de la conférence seront d’abord rédigés en anglais et en français qui seront les versions de référence avant d’être traduits dans les autres langues pour les besoins de la diffusion nationale dans chaque pays concerné.

3/ Walter NUDDS est anglais. Il pratique donc comme langue maternelle l’une des deux langues pivots. Cependant, en tant que haut fonctionnaire du Royaume Uni, il est tenu d’avoir une maîtrise convenable de deux autres langues européennes. En l’occurrence, il pratique honorablement le français et l’espagnol.

-   Quand il prépare un document pour le compte de son administration dans un contexte européen (document soumis aux instances européennes, projet d’acte normatif, note diplomatique, communication à une conférence, etc.) il le rédige bien évidemment en anglais et s’il doit en faire une présentation orale il la fera aussi en anglais.

-   Mais son document sera aussi traduit en français et dans une autre langue, considérée comme la plus pertinente compte tenu du contexte dans lequel le document ou la communication sera présenté.

4/ Angelo CORIPELLI est italien. Historien du droit et des institutions, professeur chercheur à l’université de Bologne, il est un spécialiste des villes de consulat au Moyen Age. Il vient de découvrir et d’étudier un manuscrit inédit portant sur un aspect méconnu de l’organisation consulaire des villes de Toscane au 13e siècle et va présenter le résultat de sa recherche à une conférence de médiévistes qui se tient à Bruges.

-   Il a préparé sa communication en italien et c’est en italien qu’elle figurera d’abord dans les actes de cette conférence ;

-   Mais il en a assuré la traduction en anglais et en français pour respecter la règle du trilinguisme.

-   Cependant, sachant qu’un nombre important de médiévistes allemands doit participer à la conférence, il a souhaité qu’une version allemande de son texte soit aussi préparée.

-   Il présentera en séance lors de la conférence sa communication en italien et elle sera interprétée en anglais et français, voire en allemand compte tenu de cette forte présence de savants allemands.

-   Les commissions de travail fonctionneront chacune dans l’une des trois ou quatre langues retenues et leurs membres en auront fait le choix en fonction de leurs affinités linguistiques. Les séances plénières fonctionneront selon le principe du trilinguisme.

5/ Brevets européens : Les accords de Londres prévoient pour la rédaction des brevets européens l’usage de l’anglais, ou du français ou de l’allemand au choix. Ces accords, d’une part excluent toutes les autres langues ; d’autre part ils renforcent de fait la position ultra hégémonique de l’anglais et favorisent excessivement les Nord-américains.

-   Dans la logique des propositions de Cracovie 2004, les brevets devraient être trilingues pour être valides dans l’Union Européenne. On préserverait ainsi les légitimes intérêts de toutes les langues d’Europe.

-   Ce qui veut dire que tout brevet est d’abord déposé dans la langue de son inventeur et ensuite traduit en anglais et français.

-   On éviterait les polémiques liées aux mauvaises traductions (la version rédigée dans la langue maternelle ou les langues maternelles de celui ou de ceux qui déposent le brevet faisant autorité).

-   Surtout on placerait tous les pays à égalité, chacun ayant deux traductions à effectuer et non plus 21 (22 avec le gaélique) comme aujourd’hui.

Cette règle mettrait également, sans contestation possible, les inventeurs européens à égalité avec les inventeurs étrangers à l’Europe.

6/ Signalisation, étiquetage, modes d’emploi en Europe : En ce qui concerne la signalisation routière, ferroviaire, aérienne, l’étiquetage des produits et les modes d’emploi, on peut imaginer une réglementation reposant ici encore sur le principe du trilinguisme proposé à Cracovie en 2004.

-   Sur les routes :

o en général les indications de villes et leurs distances n’ont pas nécessairement besoin d’être traduites, sauf quand dans d’autres langues le nom d’une ville ou d’un lieu-dit diffère du nom autochtone (donc authentique) : London/ Londres, Genova/Gènes, etc.

o La question se pose davantage lorsque l’on change d’alphabet, latin/cyrillique. Par exemple la Bulgarie utilise souvent la double signalisation : cyrillique et latine. Cela devrait être généralisé (9).

-   Dans les gares

-   Dans les aéroports

-   Dans les services touristiques, les musées ou sur les panneaux de signalisation touristique urbaine.

Outre les divers avantages que nous avons évoqués, l’application de toutes les règles proposées ci-dessus, concernant les langues d’usage prévues pour les instances communautaires, dans l’espace européen, visant les brevets européens, la signalisation etc., conduirait assurément à de substantielles économies de temps et d’argent.

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Réponse à la critique la plus souvent formulée contre la proposition de trilinguisme établie par le protocole de la conférence des recteurs polonais en juin 2004 à Cracovie

Cette proposition ferait la part trop belle à la langue française :

Réponse :

Que la situation actuelle fasse la part belle à la seule langue anglaise semble moins déranger que l’idée que le français soit distingué parmi les autres langues d’Europe. Il y a indéniablement une certaine jalousie dans cette réaction. Et par dépit, d’aucuns préfèrent passer au tout anglais.

Pourtant quelle est la situation actuelle ?

Parmi les trois langues de travail de l’Union :

-  L’anglais est utilisé dans 80 % des documents initiaux
-  Le français est utilisé dans 17 %
-  L’allemand est utilisé dans 3 %

Rappelons que la règle étant le multilinguisme, les documents, qu’ils fussent écrits en anglais, français ou allemand, sont très rapidement traduits dans les trois langues de travail et/puis dans les autres langues principales (italien, espagnol, polonais).

Ce qui fait que les documents sont rapidement disponibles dans plusieurs langues et très rapidement dans les langues de travail.

Le respect du protocole de Cracovie permet d’avoir dès le début trois versions des documents (les 2 langues pivots + une). Et de faire apparaître dès le début des travaux dans toutes les langues officielles.

(1) Attention il ne faut pas confondre traduction et interprétariat. En passant de 20 à 22 (23 avec le gaélique) langues officielles le nombre de combinaisons d’interprétariat monte à 462 (« 462 = 231 x 2, les traductions de A vers B et de B vers A étant comptées comme des combinaisons d’interprétariat distinctes).

(2) La lingua franca nova (ou LFN) est une langue artificielle conçue à partir de 1965 par le docteur C. George Boeree de l’Université de Shippenburg en Pennsylvanie qui voulait créer une langue internationale simple et semblable au créole, inspirée aussi de la lingua franca utilisée du 15e siècle jusqu’aux débuts du 19e siècle autour de la Méditerranée. Fondée sur une combinaison de langues latines (espagnol, français, italien, occitan, portugais), elle se prononce phonétiquement, et s’écrit à l’aide de 21 lettres, soit de l’alphabet latin, soit du cyrillique. La LFN fit son apparition sur l’internet en 1998.

(3) La communication n’est pas uniforme. Pour demander son chemin ou le prix d’une chambre nul besoin d’utiliser le futur ou le plus-que-parfait, le Globish même le plus basique fait souvent l’affaire. Mais pour transmettre toute la richesse de ses réflexions sentimentales, philosophiques, mathématiques ou métaphysiques, l’homme a besoin d’utiliser tous les outils de la grammaire et de la syntaxe de la langue qu’il connaît le mieux ou qui est la mieux adaptée à la pensée qu’il veut construire et au message qu’il veut transmettre. Pour la majorité des gens cette langue est leur langue maternelle. Ainsi, pour optimiser la communication, est-il indispensable de préserver l’usage de langues diverses, sous peine réduire les messages, non pas à ce que les gens pensent, mais à ce qu’ils peuvent exprimer dans la langue qu’on cherche à leur imposer ou qu’ils croient valorisant d’utiliser bien qu’ils soient loin d’en maîtriser les subtilités.

(4) De nombreux exemples montrent que le tout anglais peut conduire à la catastrophe. Catastrophe sanitaire : les malades sur - irradiés de l’hôpital d’Épinal peuvent en témoigner. Catastrophe économique : les retards pris par le programme Airbus du A380 sont liés à une mauvaise coordination des travaux entre la France et l’Allemagne. Pour « gagner » du temps tout Airbus à travaillé en anglais. Ainsi tous les acteurs qui ne dominaient pas parfaitement l’anglais étaient-ils passifs. Et les rapports techniques étaient-ils rédigés à l’économie. Une rédaction initiale des rapports techniques dans les langues maternelles des techniciens (français et allemand) auraient permis une première rédaction plus riche et les traductions postérieures en anglais auraient permis de vérifier qu’il n’y avait pas de ma entendu. Le tout anglais initial qui devait apporter une meilleure coordination a apporté une fausse sécurité, en laissant croire aux différents intervenants qu’ils parlaient le même langage.

(5) Nous écrivons « perte de vitesse » car si sa progression est ralentie, le nombre de francophones continue à augmenter.

(6) Le français reste une langue internationale importante. C’est la deuxième langue européenne la plus parlée dans le monde. C’est la langue nationale, ou l’une des langues officielles de plus de trente pays. C’est la deuxième langue de travail du Tribunal Pénal International de La Haye, etc

(7) La première étant l’allemand

(8) Lorsque la langue maternelle est l’une des langues pivots, l’intervenant doit fournir une traduction dans une des autres langues les plus parlées ou dans celle qui convient le mieux au sujet traité.

(9) Mais pour assurer la réciproque pour que les gens fonctionnant en cyrillique s’y retrouvent quand ils « passent à l’ouest », faudrait-il dans tous les pays d’alphabet latin mettre une transcription en cyrillique des panneaux routiers ?...