N° 388 L’écologie, comme l’hygiène, cela commence au berceau!

La sobriété énergétique, comme les bonnes manières cela doit s’apprendre très jeune. Sans discipline collective, aucune économie d’énergie n’est sérieusement envisageable.

 

En lisant ce qu’un habitant a écrit sur l’ardoise qu’il a placée devant la grille de son jardin, on doit tristement déplorer que l’urgence écologique et climatique, qui fait tant parler et tant écrire, fasse si peu agir.

Message écologique délivré par le locataire d’une maison avenue de l’agriculture à Montpellier 

Durant la campagne électorale du premier tour de l’élection présidentielle presque tous les candidats ont tenu à professer une grande foi écologiste. Alors que tous les politologues et tous instituts de sondages ont répété que l’écologie était une des préoccupations principales des jeunes, les résultats du premier tour semblent démentir cette assertion. En effet, les deux candidats, qui pensaient pouvoir revendiquer la plus grande légitimité dans ce domaine en raison de l’ancienneté de leur engagement ou en raison de leurs réalisations, n’ont recueilli que très peu de suffrages de leur part.

Les maires socialistes ne sont plus du tout à l’écoute de leurs électeurs, et réciproquement!

Le candidat d’EELV (Europe écologie les verts) avec 4,63% des voix ne franchit pas la barre des 5%, mais il approche quand même le record des Verts, les 5,25% recueillis par Noël MAMÈRE en 2002, tandis que la maire de Paris, qui a tant fait pour imposer aux parisiens sa vision verte de la vie en ville, obtient moins de 1,75%, soit le pire score obtenu par le PS depuis sa création, toutes élections confondues.
Selon le dicton, nul n’est prophète en son pays. À Paris, Anne HIDALGO l’a confirmé de façon particulièrement exemplaire. En effet, elle n’est arrivée à ne déplacer, sur son nom, que 4 432 voix dans la ville de plus 1,3 million d’électeurs, employant 53 000 employés, dont elle est la maire réélue il y a un an.

En ne votant pas pour la candidate présentée par le Parti socialiste, les électeurs, qui ont la fibre écologique, n’ont pas fait preuve d’ingratitude, ils ont tout simplement fait preuve de lucidité.

En 41 ans, depuis l’élection de François MITTERRAND le 10 mai 1981, la France a eu pour Premier ministre un membre du PS pendant près de 20 ans. Pour la plupart des Français le Parti socialiste a donc un long passé au pouvoir, mais malheureusement il y a laissé aussi un considérable passif.

On prête au général de GAULLE d’avoir affirmé : « Je n’aime pas les communistes parce qu’ils sont communistes. Je n’aime pas les socialistes parce qu’ils ne sont pas socialistes. »

Lorsque le premier président de la Ve République fit cette déclaration le PS n’était pas visé, puisqu’il n’existait pas encore, mais si le général revenait aujourd’hui, il pourrait assurément porter le même jugement, tant les socialistes du PS ont montré qu’ils n’avaient rien à envier à leurs ainés de la SFIO.

La pandémie a fait ressortir combien la mondialisation irénique encensée par les têtes pensantes du PS, dans les années 2000, était une pure folie sociale, sociétale et écologique. Le principal artisan de la large et catastrophique ouverture du marché européen aux produits chinois a un nom et une étiquette politique.

Commissaire européen pour le commerce de 1999 à 2004, directeur général de l’Organisation mondiale du commerce de 2005 à 2013, Pascal LAMY a occupé ces hautes positions en raison de son appartenance au PS. On notera, en grinçant des dents, que l’auteur d’un des plus grands désastres économiques et industriels que la France ait connu au XXe siècle, a été un de ceux qui a reçu le plus de distinction honorifique dans le monde.

Après le tournant de la rigueur en 1983, et plus encore après la création de SOS racisme en 1984, nombre d’ouvriers et d’employés, qui jusqu’alors votaient massivement à gauche, et souvent massivement socialiste, ont commencé à apporter leurs suffrages au parti de Jean-Marie LE PEN, en signe de protestation, pour faire connaître leur détresse économique et leur misère affective.

La gauche bien pensante les a immédiatement accusés de trahir leur camp, de trahir leur classe. Incapables d’entendre la souffrance des classes populaires, qui se sentaient de plus en plus incomprises, parce qu’à l’évidence de plus en plus trahies, les stratèges du PS ont résolu de rééduquer le peuple, en lui donnant des leçons d’antiracisme, des leçons de savoir vivre ensemble.

Depuis près de 20 ans, les parisiens ont eu le grand privilège d’avoir des cours de rééducation intensive supplémentaires et complémentaires, notamment en matière de lutte contre la pollution de l’air.

À l’heure où l’éducation nationale multiplie les évaluations, il est regrettable que les cours de savoir vivre républicain prodigués par des milliers de municipalités en France n’aient pas été sérieusement évalués.

Car il apparaît que, plus les Français ont été accusés collectivement d’être racistes, xénophobes, islamophobes, homophobes, moins ils ont hésité à apporter leurs suffrages aux « partis politiquement incorrects », se comportant comme les écoliers lorsqu’ils sont persuadés d’être victimes de reproches par trop injustes.

Le populisme n’est pas né tout seul

Le 13 février 1984, quatre mois avant les élections européennes, Jean-Marie LE PEN fut invité pour la première fois à l’Heure de vérité, une émission politique, présentée par François-Henri de VIRIEU, créée en mai 1982.

Dés 1993, les dessous de cette invitation furent dévoilés par le journaliste Franz-Olivier GIESBERT. Il expliqua la stratégie délibérée de déstabilisation de la droite parlementaire (RPRUDF) conçue par le président MITTERRAND. Le journaliste rapporta que l’Élysée avait fait pression sur les chaînes de télévision pour qu’elles ouvrent davantage leurs antennes au chef du FN.

Résultats électoraux FN-RN (%)

Infographie et données Laurent de BOISSIEU pour France politique.fr

Résultats électoraux FN-RN (voix)

Infographie et données Laurent de BOISSIEU pour France politique.fr

L’évolution du vote FNRN depuis la création du FN en 1972, montre clairement que la croissance de l’extrême droite en France résulte essentiellement d’une construction médiatique, voulue et instrumentalisée par tous les pouvoirs en place depuis 40 ans ; (voir François MITTERRAND et le bon usage du FN et Instrumentalisation de l’extrême droite par la classe dominante).

Les gens de gauche en général et les socialistes en particulier, ont tout fait pour faire oublier que François MITTERRAND et l’extrême droite avaient souvent cheminés de concert. Certains ont même voulu faire croire qu’ils ne l’avaient appris qu’en 1994, à l’occasion de la parution d’Une jeunesse française, le livre de Pierre PÉAN.

François MITTERRAND, lui, n’avait rien oublié de ses engagements de jeunesse. Il savait, mieux que personne, où il fallait placer un coin pour fendre la droite en deux. Il savait que l’électorat catholique, qui votait encore très majoritairement à droite dans les années 80, ne craignait rien tant que de se fourvoyer une nouvelle fois avec l’extrême droite.

Grand stratège et fin tacticien, le premier président socialiste de la Ve République savait qu’un bon outil est un outil forgé pour l’usage précis qu’on veut en faire.

Lors des élections municipales de mars 1983, à Dreux, la liste conduite par Jean-Pierre STIRBOIS a permis au FN de franchir pour la première fois la barre des 10%, en recueillant 16,7% des suffrages exprimés.

De ce résultat singulier, François MITTERRAND compris immédiatement tout l’intérêt général qu’il pouvait tirer. En 1983, le bloc de droite restait très majoritaire, mais une possibilité de le fracturer se faisait jour pour les socialistes, sous réserve qu’ils arrivent à couvrir de honte le vote de certains électeurs, interdisant ainsi toute possibilité d’unité de la droite.

Heureusement les antifas veillent

En 1983, la diabolisation du vote FN n’avait pas encore eu lieu. Le 27 avril 2002, après l’élimination de Lionel JOSPIN,  le journal Libération ne manqua pas de le rappeler : Dreux, 1983: la droite s’allie au FN. Il faudra attendre 1985 pour que Jacques CHIRAC impose la consigne : « Aucune alliance avec l’extrême droite, même au niveau local.« 

Pour que le stratagème politique de François MITTERRAND puisse s’étendre à la France entière, il fallait que le FN réalise dans tout le pays une percée équivalente à celle de Dreux. Pour cela il fallait qu’il soit connu partout, d’où l’intervention de l’Élysée pour que Jean-Marie LE PEN apparaisse plus à la télévision.

Couvrir de honte une partie des électeurs de la droite, fut la tâche assignée à SOS-Racisme, association créé à dessein, avec la bienveillante sollicitude de l’Élysée, le 15 octobre 1984.

En 1983, de plus en plus déçu, l’électorat populaire, qui assurait jusqu’alors les victoires électorales de la gauche, commença a cesser de soutenir le gouvernement, et se mit à très mal voter. Pour retenir SON électorat, la gauche résolut alors d’agiter la peur du fascisme, dont Lionel JOSPIN reconnut qu’elle était purement tactique, car totalement infondée. En 2007 il déclara même : « Durant les années du mitterrandisme, tout antifascisme n’était que du théâtre, il n’y a jamais eu de menace fasciste ».

De 1984 à aujourd’hui l’instrumentalisation systémique de l’antiracisme, et de l’antifascisme, n’a plus cessée, avec les résultats que l’on sait.

Notons un grand paradoxe que relèvent de nombreux étudiants africains venus étudier en France, comment croire que les Français soient massivement racistes, alors que tant d’étrangers n’aspirent qu’à venir y vivre.

Quant au fascisme, autre paradoxe, celui qui existe effectivement en France, l’islamofascisme, qui a déjà fait des centaines de morts, est le seul fascisme que les antifascistes refusent obstinément de voir.

Pourtant, à les entendre et à les lire, ils ont l’œil affuté. Ils sont toujours en éveil, mais ils ont une vision sélective, le fascisme pour eux reste le privilège de l’homme blanc.

La vidéo ci-dessous est emblématique du combat caricatural qu’ils mènent contre des menaces aussi dérisoires qu’imaginaires, en se faisant le frisson de la mort.

Comment les « antifa » surveillent et s’informent sur les groupes d’extrême-droite toulousains ?

Le 10 octobre 2019, un reportage effectué par FR3 Occitanie, montre comment à Toulouse les antifas veillent sur la ville. Un vieux monsieur de 80 ans arrive en marchant lentement, Représente-t-il une sérieuse menace pour la République ?

L’antifascisme n’est le plus souvent qu’une posture qui donne à ceux qui la tienne un sentiment de toute puissance et d’impunité.

Au nom de l’antifascisme tout est permis. En utilisant les méthodes les plus violentes type Black Bloc, les antifas arrivent à imposer leurs vues mêmes quand ils sont ultra minoritaires.

La grande mansuétude dont font preuve les responsables politiques à l’égard des casseurs antifascistes interroge.

Il n’y a malheureusement que de basses considérations politiciennes qui puissent expliquer l’attitude des politiques.

De crainte d’éloigner les électeurs qui mythifient encore la révolution, avec ses violences subséquentes, les élus de gauche répugnent à condamner les actes de vandalisme, dès lors qu’ils sont faits au nom de l’antifascisme, cause on ne peut plus noble.

Et de peur de passer pour des défenseurs d’un ordre par trop moral et trop conservateur, les élus de droite tolèrent de façon totalement inconséquente la multiplication des plus grands désordres.

Face aux désordres et au vandalisme, des silences coupables

Aucun de ceux, qui descendait dans la rue le samedi 17 novembre 2018 revêtu d’un gilet de sécurité routière, n’imaginait que la manifestation à laquelle il participait était la première d’une très longue série.

Le mouvement des gilets jaunes a jouit longtemps d’une très importante popularité. Les nombreux sondages indiquaient un soutien massif de l’opinion (plus de 65 à 75 % les premiers mois), toutes classes sociales ou socioprofessionnelles confondues. Le soutien s’est maintenu dans la durée. Il faiblit progressivement, mais resta tout de même majoritaire plus de 6 mois, bien que les violences des manifestants se fussent beaucoup accentuées et se fussent généralisées.

À coté des manifestations lancées de samedi en samedi par des gilets-jaunes, une multitude d’autres manifestations se sont, elles aussi, terminées dans la plus grande des violences, avec ou sans black-blocs à la manœuvre.

Bien sûr, il ne faut pas oublier les émeutes de banlieues qui ont fait d’extraordinaires progrès dans le domaine pyrotechnique, notamment en matière de mortiers d’artifices, depuis 1970.

Rien d’étonnant donc à ce qu’en octobre 2020 un sondage, effectué par l’institut IPSOS, ait indiqué que 82% des Français aspiraient à être gouvernés par des « vrais chefs », capables de remettre de l’ordre dans le pays.

Sondage effectué par IPSOS le 15 octobre 2020

Par contre il est surprenant, et surtout particulièrement inquiétant, que le désordre ambiant semble pousser les Français à redevenir majoritairement favorables au rétablissement de la peine de mort (55% en 2020 et encore 50% en 2021).

Évolution de l’opinion en faveur de la peine de mort

Ce qui est le plus inquiétant encore, c’est le changement d’opinion extrêmement rapide des franges de la population jusque là très opposées à la peine de mort. Le sondage IPSOS indique que les partisans de La France Insoumise et les partisans du Parti communiste sont passés de 8% à 39%, de 2019 à 2020.

Sondage effectué par IPSOS le 15 octobre 2020

L’allongement de la liste des attentats islamistes en France depuis une dizaine d’années n’est sans doute pas étrangère à cette évolution. Mais les attentats de Charlie hebdo en janvier 2015 semblent paradoxalement ne pas avoir eu d’influence toute particulière sur l’opinion. L’étude publiée en décembre 2021 sur l’évolution du sentiment d’insécurité dans la société française, effectuée pour le ministère de l’intérieur, en fait la remarque : « La recrudescence des attentats à partir de 2015 n’a pas amplifié ce sentiment [d’insécurité], même si le terrorisme est devenu une préoccupation majeure des Français. »

Au delà du sentiment d’insécurité, les chiffres officiels concernant les faits de délinquance et les nombres d’homicides ont toujours été contestés, pour d’évidentes raisons politiciennes. Mais ils sont désormais discutés, non pas pour leur valeur intrinsèque, mais pour la façon dont ils sont analysés. Le professeur Alain BAUER, pense que pour approcher vraiment la réalité de la situation il faut faire appel à une notion nouvelle : l’« homicidité ». Pour le criminologue les homicides ont certes diminué mais les «homicidités» ont bondi de 90% en France depuis vingt ans, notamment en raison de la forte augmentation des vols à l’arraché.

Comme en matière de pouvoir d’achat, ou en matière d’immigration, la vision qu’ont les experts des problèmes de sécurité diverge, entre eux, et diverge de celle de la très grande majorité des Français.

En revanche, comme nous l’avons vu supra, un point fait largement consensus c’est la nécessité de remettre de l’ordre dans la « maison France ».

On apprenait au service militaire : « l’ordre et la discipline constituent la force principale de l’armée ». Malheureusement, depuis trop longtemps, souvent pour complaire à leur clientèle électorale, de trop nombreux responsables politiques ont voulu oublier cette sage maxime.

Le désordre a un coût, dans tous les domaines

Les premiers à oublier cette banale vérité d’expérience sont malheureusement ceux qui devraient constituer demain l’élite du pays : les jeunes à l’université. Depuis le Moyen âge, les étudiants se pensent exemptés du lot commun, et depuis 1968, ils se croient autorisés au vandalisme, dés lors qu’il est fait au nom de la révolution.

Le 13 avril, entre les deux tours de l’élection présidentielle, mécontents du résultat du premier tour, 400 étudiants ont investi et bloqué la Sorbonne. Pour immortaliser leur fait d’arme, ils n’ont pu s’empêcher de taguer les murs. À l’annonce de cette information, les politiques, faisant preuve d’une rare unanimité, ont évité de commenter l’événement, par trop banal.

Pourtant cet événement méritait d’être commenté avec une attention particulière en cette période électorale, et en cette période de changement climatique.

Des remarques et des questions s’imposent en effet. Comment 400 étudiants, représentant une infime minorité des étudiants, contestant de façon infantile le résultat des urnes, peuvent-ils prétendre sauver la République?

[Pour évaluer la représentativité du mouvement rappelons qu’en 2021 : on compte dans la France entière 1 696 000 étudiants inscrits, dont seuls 4% participent aux élections des instances les représentant. L’université de la Sorbonne-Panthéon compte actuellement 40 000 étudiants. Rappelons que le plus ancien syndicat étudiant, l’UNEF, ne revendique plus que 20 000 membres.]

Comment tant de journalistes peuvent-ils avoir relayé si complaisamment les propos ineptes des occupants de la Sorbonne? Pourquoi les ont-ils présentés comme l’avant-garde éclairée de l’antifascisme, alors qu’ils ne sont que des casseurs socialement et écologiquement inconséquents.

Le rectorat de Paris fut malheureusement quasiment le seul à condamner un mouvement qui a conduit à des « violences inacceptables et à des dégradations importantes (bris de verre, portes fracturées, carreaux cassés, mur abattu, destruction des dispositifs de sécurité incendie, destruction de matériel pédagogique, multiples graffiti y compris sur le patrimoine historique) ».

Une très couteuse dictature des toutes petites minorités

S’il est un lieu qui n’a jamais été menacé par une menace fasciste depuis la Libération c’est l’université. Par contre c’est devenu à l’évidence un lieu où la liberté d’expression et la liberté d’enseigner est de plus en plus en danger.

Paradoxalement, c’est aussi le lieu où le message pour la défense de l’environnement semble avoir le plus de mal à passer dans les faits, alors que les médias ne cessent de vanter la conscience écologique particulièrement affutée qu’aurait la jeunesse à l’écoute de Greta THUNBERG.

Dans nombre d’universités, dont l’une des plus anciennes, la Sorbonne, ont doit déplorer avec tristesse que des étudiants s’affranchissent des règles élémentaires qu’ils prétendent imposer à toute l’humanité, pour sauver la planète.

Le coût des dégâts que vient de subir la plus vieille université de Paris n’est pas encore établi avec précision, mais il peut être facilement estimé. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, les mêmes dégradations occasionnent les mêmes frais pour les faire disparaître.

L’occupation des universités s’étant malheureusement banalisée, l’estimation du coût des dégâts est de plus en plus rapide à faire. En Avril 2018, Ouest France évaluait à plus d’un million d’euros l’ensemble des dégradations constatées, dont 300 000 euros pour l’université Paul-Valéry de Montpellier, et 200 000 à 300 000 euros pour Paris-1 Tolbiac. Pour la Sorbonne en 2022, l’addition doit donc approcher les 200 000 euros.

Lorsqu’en juillet 2017 l’exécutif a annoncé une baisse de 5 euros, par mois et par foyer, des aides au logement (APL), baisse à laquelle les étudiants devaient aussi être soumis, les syndicats étudiants ont fortement protesté. Lorsque quelques centaines d’étudiants ont dilapidé l’équivalent de 40 000 fois 5 euros en quelques jours, les syndicats étudiants sont restés étrangement muets.

Que des syndicats ne veuillent pas condamner les méfaits de certains de leurs adhérents n’a rien de surprenant. Par contre, qu’aucun de ceux qui avaient appelé à la sobriété énergétique pendant toute leur campagne électorale ne réagissent à des méfaits aussi stupidement anti-écologiques laisse triste à pleurer.

Il est triste en effet que ceux qui se présentaient comme les plus aptes à diriger la France à l’heure du changement climatique se soient avérés, par leur silence, les plus écologiquement inconséquents.

Hommes et animaux : héritiers et légataires 

« L’héritage n’appartient qu’à l’homme. Nous sommes des héritiers », écrivait le philosophe Régis DEBRAY dans Transmettre (Odile jacob, 1997).

Et d’ajouter : « Si l’homme est l’animal qui a une histoire, la transmission non biologique, artificielle, de caractère acquis est l’autre nom de la culture humaine. » Une étude récente remet en question cette idée et attire l’attention sur l’existence d’une transmission de patrimoine matériel et culturel chez de nombreux animaux. Des héritages, et non seulement des hérédités, selon une opposition classique.

On imagine facilement qu’en apprenant que l’existence des cultures animales [était désormais] officiellement reconnue les animalistes ont bondi de joie, tant la prétention de l’homme à prétendre appartenir à une espèce supérieure unique leur est insupportable.

Que les animalistes se réjouissent que l’homme ne soit qu’un animal comme les autres, n’a rien de grave, par contre qu’ils en viennent à n’avoir plus conscience du fossé qui sépare l’homme des autres « espèces animales », même les plus évoluées, est très inquiétant pour l’avenir de l’humanité et de la planète.

Une petite histoire mêlant noix de coco, riz et singes permet de mesurer la largeur de ce fossé.

Une technique mise au point par des fermiers indiens non violents, lassés de voir leurs cultures détruites par des singes, illustre simplement et parfaitement la différence qui existe entre l’espèce humaine, et l’espèce animale considérée comme étant la plus proche.

« Il y a, dit-on en Inde, une façon très intelligente d’attraper les singes.  L’histoire raconte que les chasseurs font dans une noix de coco un trou dont la taille permet à un singe d’y passer juste la main. Puis ils forent deux trous plus petits à l’autre bout, y font passer un câble et fixent la noix de coco à la base d’un arbre. Ils glissent ensuite du riz dans la noix de coco et se cachent. Le singe descend, passe la main dans le trou et attrape le riz. Le trou est taillé pour y laisser entrer une main ouverte, mais pas pour en laisser sortir un poing fermé. Pour être libre, il suffit au singe de lâcher le riz. Mais il s’avère que la plupart des singes ne pense pas à rouvrir la main.»

Bien sûr, les tout petits d’hommes amenés à glisser la main dans le trou d’une noix de coco sont probablement aussi obstinés à ne pas lâcher prise que les singes, mais en vieillissant ils sont de moins nombreux à le faire, soit parce qu’ils comprennent seuls les raisons de leur infortune, soit parce qu’ils sont en âge de profiter de l’expérience et de la sagesse acquises par leurs ascendants.

Que les animaux soient, à l’égal des hommes, des héritiers, et donc des légataires, est certainement une très bonne nouvelle pour tous ceux qui adorent plus que tout leurs animaux, mais cela ne change en rien le regard lucide que l’on doit porter sur les affaires d’héritage.

« Au-delà de 12 millions, je prends tout. Si vous n’avez pas 12 millions d’héritage de prévu, vous ne risquez rien avec moi », a dit le 9 janvier Jean-Luc MÉLENCHON au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. Selon lui, cette mesure visera « 0,01 % de la population ».

Dix jour après que le candidat des Insoumis aux élections présidentielles a fait connaître son programme, un sondage, effectué pour Bfmtv, indiqua que 81% des Français souhaitaient un allègement des droits de succession, quel que soit leur niveau de revenu.

Paradoxalement, les partisans d’une augmentation massive des droits de succession, furent souvent les plus satisfaits d’apprendre que les animaux étaient eux-aussi susceptibles d’«hériter», comme si leur mode d’héritage était seul digne d’intérêt, comme si la transmission de patrimoine matériel et culturel chez les  animaux était la seule méritant d’être scrupuleusement préservée, par respect du monde animal et de la biodiversité.

L’inconséquence, mère des problèmes 

Un pays vandalisé, politiquement divisé, difficile à gouverner

Une France  coupée en quatre

Un pays où le désordre se veut roi

Une pays où la police se sent impuissante et honnie

Une police de plus en plus attaquée

Un vandalisme qui se généralise au « service » de la révolution

Leur ennemi à eux aussi c’est la finance

L’environnement  passera après la révolution

[Le 16 avril 2022, 17 H15, P. C., Notre-Dame de la Rouvière] : Pauvre Sorbonne !

[Le 16 avril 2022, 17 H15, P.TEST