N° 386 Du docteur Vlad TICA au professeur TICA, en passant par Montpellier, via ICEO.

« J’avais revu Jean [CASTEL] plusieurs fois et la dernière fois d’ailleurs [décembre 2012], juste avant qu’il ne parte pour ses responsabilités de relations internationales au paradis. » Vlad

2021 août

Le 8 août 2021, le professeur Vlad TICA de retour à la Faculté de Médecine de Montpellier

Ați făcut o treaba foarte buna, ICEO.

Le 29 mars 2022, la lettre de Vlad écrite en français – écrite en roumain –  traduite en français

Retour sur une bien belle histoire !

La lettre très aimable et très émouvante de Vlad TICA, a besoin d’explications. En effet, pour comprendre le sens des mots qu’il utilise, il faut savoir ce qui en a motivé le choix.

Ce message d’amitié et de reconnaissance est l’occasion pour les fondateurs d’ICEO, d’exprimer à leur tour leur gratitude à tous ceux qui ont permis que l’Association fasse ce qu’elle fit, fut ce qu’elle fut, et reste ce qu’elle est.

Il est temps que les anciens racontent, eux-mêmes, ce qu’ils ont voulu, vu et vécu.

Il est impossible de résumer en quelques photos plus de 30 ans d’existence. Mais sans un rappel chronologique du passé, il est totalement impossible de le comprendre.

Au terme de leur vie, la chose dont le professeur Jean CASTEL et sa femme Solange étaient le plus fiers était d’avoir permis à la quasi totalité de tous ceux qui avaient étudié à Montpellier grâce à leur sollicitude et leur assistance, de mettre au service de leur pays les connaissances qu’ils avaient acquises en France.

Cette fierté, ICEO peut légitimement la partager. Cet article a pour modeste ambition d’en apporter la preuve.

1989 juillet

La famille CHEVALLET-CARNAC décide de faire un voyage touristique dans les Balkans, en Yougoslavie, en Hongrie et en Roumanie. La Roumanie étant le seul pays où la voiture famille n’a  encore jamais mis les pneus. Nicolaï CEAUCESCU est encore au pouvoir. Y-a-t-il une chance que le communisme roumain suive le chemin tracé par les Polonais ? Pour répondre à cette question, une seule solution, aller sur place.

Le 28 juillet 1989, arrivée au monastère de Sucevița, situé en Bucovine, à la frontière de l’Ukraine. 

 Une rencontre avec Gheorghe, Niki et Ionut  GEORGEANU, qui allait marquer l’Histoire de la famille

1989 octobre

Pendant le dîner du vendredi 28 juillet, dans le petit hôtel de Sucevița, la famille GEORGEANU avait très formellement refusé d’engager la conversation avec la famille CHEVALLET-CARNAC, voisine de table.

Mais de façon surprenante, en quittant la salle, les Roumains invitèrent très discrètement les Français à les retrouver vers minuit dans leur chambre, pour pouvoir converser librement.

La nuit du 28 au 29 juillet fut très agitée, et surtout très instructive. Tous les sujets purent être abordés simplement et facilement, surtout avec Gheorghe, parfaitement francophone, et très francophile pour cause de rugby.

Pourquoi, depuis que nous sommes en Roumanie, n’avons nous pas été invités à changer de l’argent, comme en Pologne ?

Lorsque la question du change parallèle fut abordée, sujet brulant en terre communiste, Niki prit la parole et proposa ses services. Elle proposa de nous échanger des Lei, à un taux 7 fois supérieur au taux normal, sous réserve que nous effectuions le paiement très officiellement, un fois revenus en France.

Quand on lui fit remarquer que si nous étions malhonnêtes, elle prenait un risque, elle eut cette réponse qui scella notre amitié naissante : « Si vous êtes malhonnêtes je ne perdrai pas grand chose, si vous êtes honnêtes je gagnerai beaucoup ».

 !

Le 6 octobre 1989, une promesse tenue, un chèque en or pour le receveur et le donateur !

1989 novembre

Le 9 novembre 1989, chute du Mur de Berlin

Le 30 novembre 1989, dans Midi-Libre, un article plein d’avenir !

Texte agrandi : La Roumanie endormie dans la poigne de son maïtre Midi-libre le 30 novembre 1989

Il faudra que le Kremlin fasse le travail

En confiant ce point vue au journaliste qui l’interrogeait, Pierre CHEVALLET ne pensait pas que sa vision des choses deviendrait si rapidement réalité. Les habitants de Craïova qui ont vu passer le 16 décembre une file de voitures russes traverser la ville à vive allure, sont nombreux aujourd’hui à penser qu’ils allaient à Timisoara « commencer le travail ».

« S’ils le pensent c’est peut être vrai » déclare celui qui était alors le porte-parole du président GORBATCHEV.

1989 décembre

Le 15 décembre 1989, Assemblée constituante d’ICEO

L’entretien publié le 30 novembre dans Midi-Libre n’a peut être pas été lu par beaucoup de monde, mais il a fortement retenu l’attention de Jean-Marie RIVET, au point que, environ 3 semaines après sa lecture, lorsqu’il comprit l’ampleur du drame qui se déroulait dans les Balkans, il chercha à contacter d’urgence celui qui avait raconté son escapade familiale estivale en Roumanie à la presse.

L’article précisant le lieu de travail et les responsabilités politiques de l’interviewé, il lui fut facile de le joindre par téléphone :« allo, vous avez vu l’actualité ? Qu’est-ce que vous comptez faire ?  Vous avez prévu quelque chose ?»

Réponse : « Nous n’avons encore rien arrêté, mais nous étudions à 3 ou 4 une façon de joindre et de rejoindre rapidement Gheorghe GEORGEANU à Pitesti. Nous envisageons de prendre un vol pour Budapest ou Belgrade, et d’essayer d’entrer en Roumanie, en train ou en voiture. »

Deux heures à peine après, le projet changea soudain de forme, lorsque Jean-Marie RIVET rappela pour exposer son plan. Responsable d’une agence de location de véhicules, il proposait de fournir une camionnette à l’expédition en préparation, sous réserve qu’il en fasse lui-même partie.

Le 19 décembre 1989, le  conducatore accusé de crimes contre l’Humanité à Timisoara

Depuis le 17 décembre, depuis l’affaire du charnier de Timisoara, les manifestations se multiplient en Roumanie. Le 21 décembre, le président Nicolaï CEAUCESCU est interrompu par la foule alors qu’il prononce, ce qui sera son dernier discours.

Le 21 décembre 1989, à Bucarest, Nicolaï CEAUCESCU prononce son dernier discours.

Décembre 1989, une « révolution » partie du sommet et non de la base

Le jeudi 21 décembre à l’heure où Nicolaï CEAUCESCU prononce ce qui sera son dernier discours, à 2 500 kilomètres de là, à Montpellier, les préparatifs liminaires au voyage vers Pitesti sont bouclés, du moins pour les premiers initiateurs de l’expédition.

En quittant le bar Le Carnot, place Carnot, tout semble réglé. La date et l’heure du départ ont été fixées : vendredi 29 décembre à 6 heures. Les moyens matériels et financiers sont assurés. La belle équipe complémentaire formée a tout pour réussir la mission.

Le 21 décembre 1989, au bar Le Carnot,  accord « final » sur le plan de la mission en Roumanie

Le 21 décembre, une belle équipe complémentaire qui a tout pour réussir la mission.

Le 22 décembre 1989, à Craïova la foule descend dans la rue, la révolte gronde

Le 22 décembre 1989, Vlad TICA, qui finit ses études de Médecine à Craïova, crie sa colère

Le 22 décembre 1989, Vlad TICA rejoint par son frère Andreï.

Le 22 décembre, Vlad et Andreï étaient ensemble dans la rue, comme dans la vie.

MONTPELLIER – NANTES – MONTPELLIER

Le 21 décembre, en raison de la situation imprévisible, il était impossible de fixer avec précision le programme de la mission. Le jour du départ seul avait été arrêté au 29 décembre. La date n’avait pas été décidée par hasard. Cela donnait un délai de réflexion supplémentaire d’une semaine, et cela permettait de passer Noël en famille. Le 23 décembre, en quittant Montpellier direction de Nantes, pour aller retrouver ses vieux parents, Pierre CHEVALLET n’imaginait pas que pendant qu’il roulait, tout ce qui avait été organisé avec le loueur de camionnettes était en train d’être complètement bouleversé.

Alors que les 4 amis socialistes, avaient conçue une mission exploratoire légère, avec pour but d’essayer de retrouver la famille GEORGEANU à Pitesti, celui qui devait être le cinquième équipier avait lui une autre idée du but de la mission à laquelle il s’était invité. Sans en avertir les initiateurs du projet, il offrit à l’agglomération de Montpellier de s’associer à « son voyage », comme s’il en était l’organisateur, libre d’en modifier l’objectif.

Le maire de Montpellier, comprit immédiatement tout le bénéfice politique qu’il pouvait tirer d’une telle opération. Il décida sans hésiter de remodeler l’expédition, qui changea selon son bon vouloir en un instant, passant de la taille d’une camionnette à la taille d’un petit convoi, comportant 2 camions et 6 camionnettes et 2 voitures, passant d’un commando de 5 personnes, à une escouade de plus de 20 personnes, passant d’un travail d’étude à un travail de transporteur.

Alors que la mission initiale était financée par la Fédération de l’Hérault du parti socialiste, et avait reçu du président du Conseil général de l’Hérault, Gérard SAUMADE, l’ordre de revenir avec des informations pratiques et des propositions d’assistance concrètes, l’expédition revue et corrigée par l’agglomération de Montpellier visait plus à faire une opération de communication qu’à réaliser une opération humanitaire.

C’est ainsi que, les téléspectateurs de la région Languedoc-Roussillon, on pu voir Georges FRÊCHE, deux jours avant le départ, leur expliquer le but de la mission « qu’il organisait », et montrer sur une grande carte le parcours qu’il lui assignait, sans rien connaître ni des GEORGEANU ni de Pitesti. Chapeau l’artiste !

Le 27 décembre, lorsque les 4 amis socialistes apprirent tous les bouleversements qui s’étaient produits pendant leur absence de Montpellier, il était trop tard pour revenir en arrière. En avant donc pour l’aventure sous la houlette de « Montpellier la surdouée ».

Le 29 décembre 1989 à 9 heures, le convoi humanitaire part enfin, filmé par la télévision

Le départ de la caravane ne devait surtout pas passer inaperçu, c’est pourquoi le maire de Montpellier imposa qu’il se fasse sur la place de la Comédie. Alors qu’il avait été convenu qu’il fallait partir tôt le matin, à 6 heures du matin, le passage obligé par le Café Riche, retarda la mise en route effective de près de 3 heures. On remarquera en souriant que dans le compte-rendu publié en janvier 1990 dans Le journal d’information communal de Jacou, l’heure indiquée pour le départ est celle qui était prévue et non l’heure réelle.

Ce fait est facile à vérifier puisque le café de la place de la Comédie créé en 1883, n’ouvre qu’à 7 heures le matin. Le départ n’ayant eu lieu qu’après le petit déjeuner il est impossible qu’il ait eu lieu avant 8 heures CQFD.

Vendredi 29 décembre 1989 à 9 heures, en route vers la Yougoslavie, vers Belgrade

Le 29 décembre 1989 à 11 heures, premier arrêt du convoi à Arles, pour alléger un des camions

Le 29 décembre 1989, en Italie en route vers la Yougoslavie

Le 30 décembre 1989, dîner chargé d’inquiétude dans un motel  de l’autoroute près de Belgrade

La nuit est tombée, la frontière roumaine la plus proche n’est plus qu’à 250 kilomètres environ. Pour la première fois depuis le départ de Montpellier, au cours du dîner, certains s’interrogent sur ce qui les attend en Roumanie. Ils savent tous que CEAUCESCU a été fusillé, ils savent que le pouvoir a changé de mains et que c’est Ion ILLIESCU qui préside le Conseil du Front du Salut National depuis le 26 décembre. Mais ils ne savent pas l’état de la situation, et surtout ils ne savent où on les mène, et pourquoi.

Les élus que Georges FRÊCHE a chargés de conduire l’expédition reviennent de l’ambassade de France où ils sont allés chercher des informations. Ils déclarent que les interlocuteurs qu’ils ont pu rencontrer les ont invités à la prudence. Les « chefs » pensent qu’ils ne faut pas prendre le risque de rentrer en Roumanie, qu’il faut renoncer à aller à Pitesti.

À l’annonce de ce renoncement, les 4 amis socialistes, annoncent leur ferme volonté de poursuivre seuls, jusqu’au bout, l’objectif qu’ils avaient fixé. Certains découvrent alors, tout surpris, que c’est Pierre CHEVALLET, et lui tout seul, qui a proposé l’objectif : essayer de retrouver à Pitesti le docteur GEORGEANU.

En apprenant que Pierre CHEVALLET n’a rencontré Gheorghe GEORGEANU qu’une fois et qu’il n’a aucune nouvelle de lui depuis, stupeur : « Tu nous emmènes retrouver un homme que tu n’as vu qu’une fois, et auquel tu n’as pas pu téléphoner ? ».

Finalement tout le monde accepte d’aller jusqu’à la frontière. Beaucoup ne cachent pas leur intention de s’arrêter là, et de rebrousser chemin après avoir déposé leurs chargements à la frontière.

Le 30 décembre 1989, halte pour la nuit  au motel, inquiétude des uns, sourire des autres

Dimanche 31 décembre 1989, en route vers la frontière roumaine

Le 31 décembre 1989, de Belgrade aux Portes de Fer, la Serbie sous la neige

Le 31 décembre 1989, Jean-Marc MAUREL, mécanicien-historien hors pair,  au travail

Traversée du Danube à la tombée de la nuit, après les Portes de Fer, sur le barrage hydroélectrique

Arrivée au poste frontière, accueil chaleureux du convoi, enfin  un téléphone utilisable

En constatant l’amabilité qui leur est réservée à leur arrivée au poste frontière, même ceux qui étaient les plus timorés se montrent rassérénés. Pierre CHEVALLET demande s’il est possible de téléphoner à Pitești. La responsable du poste frontière l’invite à la suivre dans son bureau. Elle propose de composer elle-même le numéro de téléphone du docteur GEORGEANU. Le bureau est occupé par tous les Montpelliérains curieux qui veulent savoir si le docteur existe et comment il répond.

Le téléphone sonne à Pitești.. C’est Gheorghe qui répond : « Allo ? ». Pierre CHEVALLET est invité par la cheffe de poste à parler. Pierre : « Allo Gheorghe ? ». Gheorghe : « Allo Pierre, où es tu ? ». Pierre : « À Dobreta-Turnu-Severin ». Gheorghe : « Arrive, je t’attends ». Après avoir expliqué à Gheorghe qu’il n’état pas seul, après avoir rapidement expliqué l’objectif de la caravane, Pierre à le bonheur d’entendre Gheorghe lui dire qu’il allait s’occuper d’organiser l’accueil à Pitești. de toute la délégation française, dès mardi si les Français le veulent et le peuvent.

Les quelques mots de Gheorghe diffusés dans le haut parleur, ont fortement impressionné ceux qui les ont entendus. Ils ont apporté la preuve que les coups de foudre cela existait aussi en amitié.

Le 31 décembre 2021,  brève halte à Drobeta-Turnu Severin, halte prévue à Craïova

Avant d’arrivée en Roumanie, pendant près de mille kilomètres, le convoi de Montpellier eut l’occasion de rouler dans les traces du convoi des marins pompiers de Marseille. Alors que l’objectif initial des Montpelliérains était d’aller jusqu’à Pitesti, celui des Marseillais était de s’arrêter à Craïova.

En raison de l’heure, les responsables du convoi de Montpellier eurent la sagesse et la très bonne idée d’accepter de faire étape à Craïova, comme les Marseillais les invitaient à le faire.

Ce fut l’occasion, pour les Montpelliérains, de fêter l’arrivée de la nouvelle année et de la démocratie en Roumanie, dans le meilleur l’hôtel de la ville, en ce temps là.

CRAÏOVA

Hôtel Jiul de Craïova, vue du parking 

Hôtel Jiul de Craïova, la grande salle à manger

C’est dans cette grande salle que les 4 amis socialistes ont fait la rencontre du professeur Marin NISIPEANU, président du CFSN du judet de Dolj (Craïova), de l’étudiant en Médecine, Vlad TICA, et de Lélia FLORESCU, une jeune lycéenne passionnée de littérature française. Au milieu d’une vingtaine de marin-pompiers de Marseille et d’une vingtaine de Montpelliérains, les 4 amis ont eu la chance de se faire remarquer, en bien.

À minuit, une amitié est née : « parce que c’était lui, parce que c’était moi »

Pour poursuivre la conversation, la fête et la soirée, Marin NISIPEANU invite le quatuor de choc (Angel, Jean-Marc, Michel et Pierre) chez lui. Dans l’immeuble, au dernier étage des jeunes fêtent bruyamment le nouvel an et l’arrivée de la démocratie. Les français, sans gêne, s’invitent rapidement chez les voisins qui chantent, dansent , et trinquent à l’amitié entre les peuples.

1990 janvier

Lundi 1er janvier, une soirée mémorable, que personne n’a voulu oublier

Lundi 1er janvier 1990, déchargement des camions avec l’aide des soldats

Le professeur Marin NISIPEANU, président du CFSN du judet de Dolj veille à la manœuvre

Lundi 1er Janvier 1990 à midi, tous les camions ont été vidés

PITESTI

Le mardi matin, 2 Janvier, la caravane « SOS Roumanie » se scinde en deux. Les deux camions et les deux voitures des « chefs » prennent le chemin du retour pour Montpellier, tandis que les 6 camionnettes quittent Craïova par la route de Bucarest, avec à leur bord tout ce qui a été mis de coté pour l’hôpital de Pitesti. La route est enneigée, pour parcourir les 123 kilomètres qui séparent Craïova de Pitești il faut plus de 3 heures.

Dès le 31 décembre au soir, et plus encore dès qu’il sut le jour et l’heure d’arrivée prévue des Montpelliérains, le docteur GEORGEANU s’escrima à leur organiser un très bon accueil. Il avertit et mobilisa tous ceux dont il pensait avoir besoin. En raison de la reconnaissance sociale et professionnelle dont il jouissait déjà depuis longtemps, cela lui fut assez facile. Avec l’appui des autorités municipales et hospitalières il réquisitionna tous les moyens nécessaires pour héberger et nourrir un groupe de plus de quinze personnes. Le grand hôtel de Pitești, fermé pour cause de « révolution », fut ainsi rouvert exceptionnellement pour l’occasion.

Le mardi 2 Janvier 1990 en début d’après midi, le petit convoi arrive à l’entrée de Pitesti

Comme justement prévu, la caravane arrive sur les hauteurs de Pitești en début d’après midi. Entrée dans les faubourgs de la ville la caravane s’arrête. Pierre CHEVALLET, au volant de la dernière camionnette, passe la tête par la fenêtre de la portière pour savoir ce qui se passe. Il comprend vite que le convoi fait face à un barrage d’hommes en armes. Il voit que deux soldats remontent la file de camionnettes et s’arrêtent à chaque véhicule. Lorsqu’ils arrivent à sa hauteur il entend son nom. Il comprend vite que c’est lui qu’on cherche. Il les suit à pieds, jusqu’au barrage où Gheorghe GEORGEANU l’attend pour l’enlever dans sa voiture. Le signe du départ est donné, direction l’hôpital. En route Gheorghe pose à Pierre une question, qui lui semble bien étrange : « dans le groupe, est-ce que tu as un ami particulier ? ». Il a posé la question en insistant sur le UN.

Mardi 2 Janvier 1990 en début d’après midi, arrivée à l’hôpital de Pitesti

En route vers l’hôpital, le sens de l’« étrange question » s’éclaire. Gheorghe indique à Pierre qu’il tient absolument à lui offrir le gîte et le couvert. Hors de question qu’il dorme à l’hôtel avec tout le monde. La veille, le 1er janvier Gheorghe a tué un lièvre à la chasse. L’appartement de la famille GEORGEANU est petit, le lièvre aussi. Gheorghe ne peut héberger et faire dîner plus de deux convives, d’où la nécessité pour Pierre de choisir un seul ami.

Mardi 2 Janvier 1990, en fin d’après midi fin de la visite et de la livraison à l’hôpital

Il n’existe malheureusement ni photo, ni vidéo, du dîner partagé, ni de la longue nuit passée avec la famille GEORGEANU. Alors qu’ils n’avaient conversé que quelques heures à Suscevita, Niki, Ionut, Gheorghe et Pierre, parlèrent ce soir là, sous les yeux étonnés de Michel LABONNE, comme s’ils se connaissaient depuis de longues années. Entre les deux Français et les trois Roumains, excellents francophones, l’échange sur tout les sujets faillit ne jamais cesser.

Mardi 2 Janvier 1990, une longue soirée au cours de laquelle s’est scellée une indéfectible amitié

Le mercredi 3 janvier, en reconduisant ses invités à l’hôtel où ils devaient retrouver leurs coéquipiers d’aventure et les camionnettes, Gheorghe savait en quittant ses amis d’une nuit, qu’il disait au revoir à des amis pour la vie.

Bien que la route fut aussi enneigée que la veille, les chauffeurs lancèrent leur camionnette à vive allure sur la route du retour, passant par Craïova. À l’évidence à trop vive allure, puisque dans un virage la voiture conduite par Pierre CHEVALLET quitta la route et termina, sans dégâts majeurs, dans une congère de neige.

Couchée sur le côté la camionnette était immobilisée. Heureusement c’était à moins d’un kilomètre d’une ferme d’État, où les travailleurs furent heureux d’accueillir les naufragés de la route, et fiers de leur montrer leur savoir faire en matière de dépannage et de mécanique. Après deux heures de convivialité franco-roumaine, arrosée de tsuica, le convoi put reprendre la route sans encombre jusqu’à Montpellier.

Mercredi 3 Janvier 1990, entre Pitesti et Craïova, sur le chemin du retour arrêt dans une ferme d’État

De retour à Montpellier, les 4 amis socialistes s’empressent de prendre rendez-vous avec le président du Conseil général de l’Hérault, pour rendre compte de leur mission, et faire part de leurs deux propositions principales d’assistance et de coopération.

1° Accueil d’un médecin roumain en gynécologie obstétrique.

2° Assistance urgente dans le domaine de l’alimentation pour le bétail.

Les deux demandes formulées, élaborées le 31 décembre à la suite d’une brève, mais riche, discussion avec Vlad TICA et le professeur Marin NISIPEANU,  sont immédiatement acceptées et financées. La  coopération Montpellier – ICEO – Craïova est lancée.

Dès le samedi 6 Janvier 1990, ICEO présente son rapport au président du Conseil général de l’Hérault

Moins de deux mois après sa création,  ICEO reçoit en cadeau d’Air France un vol  gratuit pour Bucarest

Vendredi 26 janvier 1990, retour  en Roumanie, arrivée à l’aéroport Otopeni

Vendredi 26 janvier 1990, arrivée avec Marin NISIPEANU au Conseil du Front de Salut National 

Palatul Victoria, Piața Victoriei, actuellement siège du gouvernement

Le 26 janvier 1990, Marin NISIPEANU fait annoncer son arrivée au président  Ion ILLIESCU

Le 26 janvier 1990, Marin NISIPEANU attend sa rencontre avec le président, prévue de longue date

Les manifestants de Craiova avait porté à la tête du CFSN du judet de Dolj, le professeur Marin NISIPEANU. En sortant du bureau de la présidence national du CFSN, le président de Dolj avait compris que ses jours étaient politiquement comptés, car en acceptant le 22 décembre d’occuper un poste de responsabilité il avait commis une erreur d’appréciation de la situation politique du pays. Sans détour, le président ILLIESCU venait en effet de lui signifier qu’il fallait qu’il rende le pouvoir qui ne lui était pas dévolu, dans ses plans.

Le soir tombait, il ne fallait pas s’attarder à Bucarest. Il y avait 230 kilomètres jusqu’à Craiova. Et il fallait s’arrêter à Pitesți pour livrer les antibiotiques apportés de France. En traversant Bucarest pour rejoindre l’autoroute de Pitesti, en passant devant une annexe du ministère de l’Éducation nationale, Pierre CHEVALLET eu la grande surprise de reconnaître dans la file d’attente, Lélia, rencontrée la nuit de la Saint Sylvestre dans l’immeuble de Marin NISIPEANU.

Le 26 janvier 1990, une rencontre improbable dans une petite rue de Bucarest

Le 26 janvier 1990, halte à Pitesți, retrouvailles émouvantes

Le 26 janvier 1990, arrivée à Craiova chez Marin, Marika, et Cati NISIPEANU

Pour ICEO, le dimanche 28 janvier 1990 est une date à marquer d’une pierre blanche. En effet, c’est ce jour là que le destin de la coopération Montpellier-Craiova, de la coopération Roumanie-ICEOFrance a été scellé. À Bucarest, Lélia avait proposé à Pierre CHEVALLET de venir chez elle le dimanche après-midi, pour qu’il fasse la connaissance de ses parents et de leurs amis les docteurs Dora et Artur TICA, les parents de Vlad TICA.

C’est en prenant le thé que les projets se sont formalisés. L’accueil de Vlad TICA à la maternité de Montpellier restait surtout un problème administratif roumain à régler, car à Montpellier, tout avait été déjà mis en place par le professeur Jean CASTEL, pour que Vlad puisse obtenir rapidement, la bourse mise au concours par le Conseil général de l’Hérault.

Le 28 janvier 1990, Lélia, debout derrière ses parents, Vlad, Artur et Dora TICA

Le 28 janvier 1990, des liens d’amitié à laquelle seule la mort mettra fin

Les principaux partis d’opposition apparus dans la Roumanie libérée accusaient depuis le 4 janvier le Conseil du Front de salut national (C.F.S.N.) et son président, Ion ILIESCU, d’exercer un véritable monopole de l’activité politique. Une telle accusation illustrait la difficulté que le pays éprouvait à mettre en place de véritables structures démocratiques et à se débarrasser d’un personnel politique compromis.

Du 4 au 29 janvier 1990 en Roumanie. Manifestations contre les nouveaux dirigeants

Le 29 janvier, une contre-manifestation, organisée par le F.S.N., tant à Bucarest que dans les grandes villes, mobilise des dizaines de milliers de travailleurs. Dans la capitale, le siège du Parti national libéral est saccagé, et celui du Parti national paysan assiégé.

Le 29 janvier 1990, Piața Victoriei, une première « petite » minériade

Minériade (mineriadă en roumain) est le terme générique employé pour désigner les six interventions violentes des mineurs roumains à Bucarest, à l’appel du pouvoir ex-communiste, officiellement pour « empêcher l’opposition de droite de livrer le pays aux capitalistes étrangers.

Le 29 janvier 1990, un dernier regard sur la Piața Victoriei, avant le départ

1990 mars

Retour en Roumanie du vendredi 9 au vendredi 16 mars. L’assemblée constituante est au travail, sous la surveillance du président Ion ILLIESCU et de ses obligés. Depuis le début du mois de février Marin NISIPEANU a été écarté de toute responsabilité dans le judet de Dolj, Mais il garde ses entrées dans les arcanes du pouvoir. C’est ainsi qu’il peut faire entrer un ami français dans les locaux où travaille l’assemblée constituante. Occasion pour Pierre CHEVALLET de rencontrer pour la première fois le président ILLIESCU. La dernière rencontre aura lieu à Sofia en novembre 2010.

Le 13 mars. 1990, travaux de l’assemblée constituante, première rencontre avec Ion ILLIESCU

1990  une date précise passée à l’oubli

Vlad était à Montpellier le 16 mars 1990 et il n’avait pas encore emménagé à cette date dans la maison où le professeur CASTEL avait prévu de le loger. Ci-dessous, la photo datée, en apporte la preuve, mais elle ne dit rien du jour de son arrivée, ni sur la façon dont il a fait le voyage depuis Paris.

Pierre CHEVALLET était absent de chez lui du 9 au 16 décembre, c’est une certitude également datée. Reste une question pour laquelle il n’y a pas encore de réponse : Vlad était-il arrivé à Montpellier avant, ou pendant que le secrétaire général d’ICEO était en Roumanie ? Et autre question : est-il arrivé en train ou en avion ?

Après 32 ans, Annette et Vlad, ne se souviennent de rien.

Pierre garde le souvenir, lui, que Vlad a été accueilli par Annette pendant qu’il était en Roumanie.

Un beau souvenir, ou un souvenir trop beau pour être vrai ?

Le 16 mars 1990, Vlad TICA est arrivé en France, Pierre rentre juste de Roumanie

Le 27 décembre 1989, la Roumanie a retrouvé le drapeau initial qu’elle avait adopté en juillet 1867. De 1948 à 1989, le régime communiste avait tenu à ajouter ses armoiries, brodées ou imprimées, au centre de la bande jaune. Les manifestants qui sont descendus dans la rue en décembre 1989, ont découpé immédiatement ces armoiries. Le drapeau roumain actuel a cessé de porter des armories, et a cessé d’avoir un grand trou en son centre, dès la fin de la « révolution ».

En mars 1990, au cours du dîner chez POPESCU, (l’ami, le garde du corps, le chauffeur de Marin NISIPEANU, celui qui l’accompagnait dans ses déplacements depuis le 22 décembre 1989, celui qu’on voyait à coté de lui sur la plupart des photos), la maîtresse de maison montra aux invités, Marin et Pierre, le travail de broderie dont elle était la plus fière. Professionnelle distinguée, elle avait été choisie pour broder les armoiries sur le drapeau du corps d’armée de la région de Craiova. À la mort de CEAUCESCU, son mari eut l’opportunité de récupérer ce drapeau.

 

En partant, Pierre eut la surprise et le grand honneur de recevoir en signe d’amitié LE drapeau.

Arrivé à Montpellier, Pierre montra à Vlad le cadeau, qu’il avait reçu des POPESCU, en lui reprochant, en souriant, d’avoir oublié de découper les armoiries.

Le 16 mars 1990 au soir, LE drapeau de Craiova arrive à Montpellier

1993 octobre

Vlad n’a pas perdu de temps depuis son arrivée en France pour passer son diplôme de spécialité (DES). Une fois diplômé il est retourné rapidement en Roumanie, mais pas à Craiova. Il est allé à Constanța (prononcé [konˈstant͡sa] – parfois écrit Constanza), où il opère encore à l’hôpital, et où il enseigne toujours à la Faculté de Médecine.

Le 18 octobre 1993, Vlad TICA obtient son DES de Gynécologie-Obstétrique avec les honneurs du jury

2005 juillet

Les liens tissés entre Pierre, Michel LABONNE et Vlad le 31 décembre 1989 à Craiova ne se sont jamais relâchés, bien au contraire. Après son retour en Roumanie, devenu rapidement professeur, Vlad TICA n’a jamais manqué l’occasion de venir saluer à Montpellier ses maîtres, et ses vieux amis. Lorsque les occasions de retrouver les amis d’ICEO se faisaient trop rares à son goût il les a provoquées. C’est ainsi qu’en mai 1999, il a invité à son mariage à Constanța le secrétaire général d’ICEO. C’est ainsi qu’en juillet 2005 il est venu spécialement à Montpellier, en compagnie de sa femme Irina.

Le 21 juillet 2005, Montpellier, Michel, Jean BARCIET, Irina, Vlad, Pierre et Annette qui fait la photo

2010 (retour en arrière)

Une nouvelle fois, c’est grâce à Jean JANJIS que l’association ICEO a eu la chance d’accueillir un nouvel adhérent. Malheureusement, pour l’Association, cet accueil particulier n’eut lieu qu’en 1998. Quel dommage en effet que Jean-Marie ROUSSIGNOL n’ai pas pu participer plus tôt à l’aventure.
Dés son adhésion, Jean-Marie mit sa très grande expérience en matière de coopération internationale au service d’ICEO. En effet, alors qu’il avait travaillé pendant vingt-quatre ans en Afrique dans la formation des cadres administratifs auprès des ENAs et autres instituts de formation administrative, après la chute du Mur de Berlin, il eut rapidement l’occasion de mettre ses compétences au service des administrations des pays de l’Europe Centrale et Orientale : en Hongrie en 1994 et 1995 (Budapest et d’autres villes), en Russie en 1994, 1996, 1997, 1998 (à Moscou, Rostov/Don, Novotcherkassk, Azov, Taganrog, Krasnodar, Stavropol, Maikop), en Moldavie en 1998 (Chisinau), en Géorgie en 2000 et 2001 (Tbilissi, Gori et autres villes du pays), en Bulgarie en 1997, 2001, 2002 (à Sofia, Stara Zagora et en diverses villes), en Roumanie en 1997, 1998, 1999, 2000, (à Bucarest, Iasi, Calarasi, Brasov, Sibiu, Craiova, Constanta, Bacau, puis plus tard, en poste de long séjour à Bucarest de 2005 à 2007), en Serbie , en 2005 et 2006 (Belgrade), en Croatie (Zagreb) et en Turquie (Ankara) en 2005,  en Albanie en 2002, 2003 puis en 2008 et 2011 (à Tirana, Shkodër et d’autres villes). En 2011 encore au Monténégro (à Danilovgrad auprès de la ReSPA /Regional School of Public Administration),  première connaissance du pays qui facilitera plus tard l’amorce des relations avec l’association AVENIR d’Herceg Novi.
En 2004, sollicité par un de ses contacts bulgares, il participe naturellement, aux cotés de Jean BARCIET et de Jean JANJIS, à la mise un œuvre d’un programme MOSLA, prévoyant des transferts de connaissances de France vers la Bulgarie et la Roumanie.

En 2008, il devient vice-président d’ICEO.

En 2010, il effectue en juin une mission en Pologne avec le secrétaire général d’ICEO.

2011 mai

En 2011, Jean-Marie s’inscrit bien évidemment dans le projet Rroms élaboré par ICEO. Notons qu’en novembre 2010 à Sofia, dans le cadre du New Policy Forum, ce projet, après avoir été validé par Georges FRÊCHE, a été exposé devant les ex-présidents Mikhaïl GORBATCHEV et Ion ILLIESCU.

Jean-Marie conduit, au sens figuré et au sens propre du terme (au volant), la mission organisée du 13 au 23 mai dans les Balkans. C’est pour lui l’occasion de repasser sur des lieux où il a longuement travaillé, et la chance de retrouver d’anciens amis. Pour son coéquipier, Pierre, et pour lui c’est le plaisir de se présenter mutuellement de vieilles connaissances. Jean-Marie a pu ainsi rencontrer, Marin NISIPEANU, Dora et Artur TICA, et leurs deux fils Vlad et Andreï.

Pierre, a lui, pu faire la connaissance à Craiova de  Gabriel AVRAM que Jean-Marie avait formé comme formateur au Centre régional de formation administrative de la ville dont il deviendra plus tard le directeur et, à Sibiu, de Mihail BALTADOR le directeur du Centre régional de formation administrative du Judet de Sibiu, avec qui Jean-Marie avait souvent travaillé et en conséquence noué des liens d’amitié.

Le 16 mai 2011, Craïova, Jean-Marie et Pierre font la connaissance de leurs amis réciproques

Le 18 mai 2011, Sibiu, Mihail BALTADOR et Pierre font  connaissance

Le 21 mai, à l’initiative de Vlad TICA, Pierre et Jean-Marie ont été invités par le recteur de la Faculté de Médecine de Bucarest, à la soirée d’ouverture du 4e congrès de médecine périnatale de l’Europe du Sud-Est, présidée par le Premier ministre de Roumanie. Depuis 1993, le professeur TICA est devenu une personnalité particulièrement distinguée dans sa spécialité :

En 2011 il est  : professeur de Gynécologie en Roumanie à la Faculté de Médecine de Constanta, président du Comité d’Obstétrique et Gynécologie du Collège National des Médecins de Roumanie, vice-président de la Société Nationale d’Obstétrique et Gynécologie de Roumanie, executive member of EBCOG (European Board and College of Obstetrics and Gynecology), vice-président de AMEH (European Medical Association of Senior Hospital Doctors), Board Member of the Permanent Standing Comittee of European Doctors (CPME).

Le 19 mai 2011, Jean-Marie et Pierre invités à l’opéra de Bucarest,  au congrès de Médecine

Sur le chemin du retour en France, nouvelle halte à Craiova pour répondre à l’invitation à déjeuner de la famille TICA. Andreï TICA présente à Pierre sa femme Oana, qui n’a pas pu se libérer pour  participer au repas. Jean-Marie et les TICA sympathisent aussitôt, sans surprise.

 

Le 21 mai 2011, Craiova, 

Cet article montre combien ICEO a été important pour la famille TICA, et combien la famille TICA a compté, et compte encore, pour ICEO.

Après la mort de Dora TICA en 2014, et après la mort de son mari, Artur TICA en 2015, le site web d’ICEO a bien évidemment accueilli des articles pour rendre hommage aux défunts. Ces articles exprimaient toute la reconnaissance des responsables de l’Association pour tout ce que Dora et Artur TICA leur avaient offert et apporté. À l’aide des nombreuses photos illustrant l’article on pouvait constater combien la famille TICA s’était montrée accueillante envers les membres d’ICEO.

Malheureusement ces articles mis en ligne sur l’ancien site de l’Association ont été supprimés en 2017 et 2018, à la suite d’actes de malveillance de Hackers aussi bêtes que méchants.

Les articles ont disparus, mais l’affection et la reconnaissance d’ICEO demeurent.

Le 21 mai 2011, Craiova, Jean-Marie fait la connaissance de Dora et Artur TICA

2012 décembre

Apprenant que la santé de Jean CASTEL  se détériore, Vlad effectue un voyage éclair à Montpellier le 2 décembre 2012. C’est l’occasion pour lui de jeter un œil, sur l’ancienne maternité où il a commencé sa formation, et sur le pavillon où il a été logé pendant son séjour en France.

Le 3 décembre 2012, Montpellier, dernière rencontre, 2 mois avant la mort du professeur  CASTEL

Article mis en ligne après la mort de Jean CASTEL le 25 février 2013

Hommage de Pierre CHEVALLET au professeur Jean CASTEL le jour de ses obsèques

2014  juin

Le 3 juin 2014, Craïova, dernière rencontre avec Marin, de Pierre et de Jean-Marin, chez Marin. 

Article mis en ligne après la mort de Marin NISIPEANU le 6 septembre 2018.

2019 mai

Le 24 mai 2019,  Bucarest, dernière rencontre de Pierre et Vlad en Roumanie.

2021 août

Le 8 août 2021, Montpellier, histoire d’une longue amitié, à suivre …

[Le 7 mai 2022, 17 H05, L. F., Paris : En Roumanie pour encore quelques heures, je suis d’autant plus émue de lire votre article. Merci à tous !

[Le 7 mai 2022, 12 H55, J. B., Constanta :  Merci pour le rappel de cet ancien et fort lien avec la Roumanie. Amitiés du Front de l’Est. Julia

[Le 7 mai 2022, 12 H00, J-M. M., Rodez] :  Quels bons souvenirs !