N° 164 Écologistes par la pensée, par parole, et si peu par l’action !

L’hygiène cela commence en prenant soin de se laver les mains.

L’écologie cela commence en prenant soin de ses déchets

Depuis sa création en 1988, le GIEC multiplie la publication de rapports, dont toutes les conclusions vont dans le même sens : si les hommes ne changent pas leur relation à la Terre, ils prennent le risque d’extinction pour leur espèce.

Le président MACRON a réaffirmé dans Le Dauphiné Libéré de ce jour : “La loi est claire : nous avons droit au blasphème, à critiquer, à caricaturer les religions“. Il n’a pas précisé si la liberté de critiquer valait aussi pour les travaux du GIEC.

Il aurait été intéressant que les journalistes qui l’interrogeaient lui posent cette question. En effet, à l’heure où le droit au blasphème a de nouveau besoin d’être défendu, il devient sacrilège de mettre en doute les affirmations non-démontrées, parce que non-démontrables, d’écologistes, plus idéologues qu’écologues.

Dans un monde de plus en plus sécularisé, la pensée écologiste a pris la place du religieux. L’écologisme est la nouvelle croyance, la nouvelle religion qui annonce une probable fin du monde. Qui annonce l’apocalypse, qui ne manquera de survenir pour punir l’humanité entière, si elle reste écologiquement aussi inconséquente.

À en croire les instituts de sondage, la grande gagnante des prochaines élections municipales sera l’Écologie. Cela paraît tellement acquis que tous les candidats s’efforcent de “verdir” leur discours et les propositions de leur programme électoral.

Si tous les candidats ou presque, professent leur foi en l’écologisme, si presque tous se déclarent croyants en cette nouvelle religion, bien peu se montrent de vrai pratiquants, et  parmi les pratiquants bien peu sont prosélytes.

Pour se faire élire, les candidats ont bien compris qu’ils ne devaient surtout pas apparaitre écologiquement à contre courant, mais ils savent surtout qu’ils ne peuvent pas condamner les mauvaises conduites écologiques individuelles, lorsqu’elles sont le fait d’électeurs susceptibles de voter pour eux, sous peine de perdre leurs voix.

C’est ainsi que, l’État est le plus souvent seul désigné comme le coupable, accusé de n’en faire jamais assez, écologiquement. Comme si la solution des graves problèmes écologiques à résoudre ne devait  et ne pouvait venir que d’en-haut, tandis qu’en-bas il n’y aurait que des victimes innocentes.

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La lutte contre la crise climatique et écologique est-elle de responsabilité individuelle ou collective ? Dans le journal suisse Le Temps, essayait le 18 octobre 2019 de répondre à cette question.

À la lecture de cet article, Il ressort très vite que, la crise climatique, comme la crise environnementale, ne peuvent se régler qu’à la suite d’une prise de conscience concommitante, de tous les États du monde et de tous les individus.

Les individus seuls ne peuvent espérer enrayer une épidémie sans l’aide des autoritaires sanitaires de leurs pays, les responsables de la santé publique ne peuvent le faire sans que leurs concitoyens ne respectent consciencieusement leurs recommandations.

De même, les gouvernements ne peuvent lutter efficacement, d’en-haut, contre la crise climatique et écologique, sans la participation très active, en-bas, de tous leurs concitoyens.

Hors on est malheureusement obligé de déplorer de très nombreux comportements irresponsables, tant des États que des individus.

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Crise climatique : Quel que soit l’origine de la crise climatique, il n’y a pour les États, comme pour les individus, que de très bonnes raison de chercher à faire des économies d’énergie, et de réduire l’emprunte carbone pour toutes les activités.

Les États :

Les individus :

Crise environnementale :

Les États :

Les individus : À l’occasion des élections municipales, notamment à Paris, la plupart des candidats découvrent que Paris est une ville sale, dans laquelle pullulent les rats. Tous s’engagent à offrir aux habitants une capitale plus propre, mais ne disent rien ou presque sur la culpabilité des parisiens eux-mêmes en ce qui concerne  la saleté de leur ville.

Pourtant, la raison pour laquelle Paris est de plus en plus sale est évidente. Elle tient au fait  que les Parisiens salissent leur ville de plus en plus abondamment. À une vitesse telle qu’aucun service de nettoyage ne pourra jamais faire face seul efficacement au problème. La saleté des grandes villes pose partout dans le monde des problèmes de santé publique, mais ont sait aussi aujourd’hui qu’elle est surtout la cause principale des diverses pollutions, que les écologistes dénoncent avec raison.

Nul écologistes conséquent ne devrait donc considérer les problèmes de ramassages des ordures comme seconds.

Dans les pays occidentaux, peut être pour s’excuser de l’état dans lequel ils vont laisser le monde à leurs héritiers, de très nombreux adultes déclarent toute l’admiration qu’ils ont pour la conscience écologique dont fait preuve leur jeunesse.

Attention, l’engouement dont bénéficie la très jeune  Greta THUNDBERG auprès des collégiens et lycéens, ne doit pas faire trop illusion.

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Les écologistes tiennent à se présenter comme des praticiens de la science écologique. Les sciences dures, les sciences exactes n’ont nullement besoin de préciser qu’elles sont scientifiques, parce que chacun sait qu’elles le sont. C’est pourquoi ont ne parle ni de science mathématique, ni de science astronomique, etc,  mais de mathématique, d’astronomie, etc.

Depuis 1970, de nombreux écologistes, aiment à parler d’Écologie politique. En accolant les mots Écologie et politique on apporte un doute sur la probité scientifique des défenseurs de l’Écologie. Comment ne pas penser à LYSSENKO qui a fait sous STALINE de l’agronomie politique avec les résultats que l’on sait.  Lire : L’affaire LYSSENKO, une éclipse de la raison.

L’histoire a montré que lorsqu’on mêle science et idéologie on court à la catastrophe.

 

 

Fukushima 2011 Mais l’histoire montre, que même pétris  des meilleurs intentions du monde, les promoteurs l’Écologie scientifique n’a pas pu échapper aux détournements de tous les politiques qui ont cherché à l’instrumentaliser.

La parole d’un homme n’a de valeur que si elle se traduit dans sa vie en actes profonds

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Anonymes nous le sommes pour eux. Invisibles ils le sont pour nous. Aveugles, nous le sommes apparemment tous. Telle pourrait être la devise de ce film humain et percutant qui nous renvoie un miroir implacable de nos comportements.

Pour la première fois, les éboueurs de la Fonctionnelle, unité de choc inconnue du grand public et pourtant unique au monde, chargée de tous les évènements prévus et imprévus de la capitale, ont accepté d’être filmés sur plusieurs mois.

Avec ce documentaire poignant qui met en lumière ces hommes de l’ombre, Mireille DUMAS revient au cœur de son métier de journaliste et de réalisatrice.

Présentation du document

Ce documentaire est une plongée comme on n’en a jamais vu dans la vie quotidienne des éboueurs, sans qui les villes ne seraient qu’un tas d’immondices. (Uniquement à Paris, 3000 tonnes de déchets sont charriés chaque jour.)

Le film qui suit trois équipes se relayant jour et nuit nous dévoile l’étendue de leur tâche, inimaginable. Car Jérôme, Jean PaulAïchaVincent et les autres, ne sont pas simplement ces agents en vert et gilet jaune qui collectent les ordures ménagères et balaient les rues.

Ils appartiennent à cette brigade d’intervention, la Fonctionnelle, chargée des missions difficiles et exceptionnelles de la capitale, 24 heures sur 24. Les éboueurs remettent en état les parcours des manifestations comme celles du 1er mai ou de la marche des Fiertés, nettoient les rues et les berges après la Fête de la Musique, décapent les graffitis sur le périphérique la nuit. “C’est Tchernobyl, comme toujours !” lance, résigné, l’un d’entre eux, découvrant au petit jour, les quais de Seine jonchés à perte de vue de bouteilles et de détritus.

On assiste incrédule à ce spectacle désolant, symptomatique d’un manque de civisme apparemment très français. On a honte. Et on partage leur colère face au gaspillage alimentaire sur les grands marchés qu’ils déblayent.

Sans oublier les missions les plus délicates humainement qui leur sont confiées, “une épreuve, même si on s’habitue”. Des séquences qui nous surprennent et nous bouleversent : l’entretien ou la destruction des campements de migrants après évacuation par les forces de l’ordre, et des squats de SDF dans les souterrains des Halles.

Au-delà de la découverte du métier et de son évolution, le film nous fait partager de vrais moments d’intimité. Avec franchise, lucidité et humour parfois, celles et ceux qui viennent de la France entière et se qualifient d’invisibles malgré leur gilet jaune, racontent leurs rêves et leurs désillusions, la fierté du travail accompli en dépit de l’ingratitude et de l’irrespect, l’incidence sur leur vie affective.

Note d’intention de Mireille DUMAS

Avec ce film, dit Mireille DUMAS, j’ai voulu faire voler en éclats les clichés et les a priori sur un métier mal connu et mal aimé, pourtant essentiel à la société. Mettre en lumière ces travailleurs de l’ombre qui nous en apprennent beaucoup sur nous-mêmes puisqu’ils sont les premiers témoins de nos comportements souvent désinvoltes, parfois méprisants et de nos modes de consommation, toujours inconsidérés.

Contrairement aux idées reçues, cette profession jugée ingrate et longtemps exercée par une majorité de travailleurs immigrés, attire de plus en plus de personnes de tous horizons et de toutes origines, des premiers emplois, des reconversions professionnelles. Avant d’être agents de propreté, certains étaient pâtissiers, militaires, moniteurs d’auto-école, caissiers, agriculteurs… Avec les crises économiques, la Fonction publique apporte une stabilité et un salaire garantis. Et le métier s’est féminisé.

A la Fonctionnelle, l’étendue de leurs tâches auxquelles ils ne sont pas forcément préparés m’a sidérée. En suivant ces éboueurs, c’est d’une certaine manière, l’actualité de notre pays sur plusieurs mois que je relate avec ses manifestations de joie ou de colère.

A travers eux, c’est aussi toute une partie insoupçonnée de la détresse urbaine qui est montrée. La ville lumière apparaît sous tous ses visages.

En juxtaposant la réalité brute et la subjectivité du regard, en mêlant hyperréalisme et impressionnisme, avec les images de Damien VERCAEMER et une musique originale, mon but est aussi de dépeindre la ville autrement.

Un portrait avec plusieurs degrés de perception et de décryptage, tout en abîme.

[Le 10 février 2020, 12 H00, P. C., Notre-Dame de la Rouvière] : Article intéressant, dont je partage beaucoup de points