N° 164 Écologistes par la pensée, par parole, et si peu par action !

L’hygiène cela commence en prenant soin de se laver les mains.

L’écologie cela commence en prenant soin de ses déchets

Depuis sa création en 1988, le GIEC multiplie la publication de rapports, dont toutes les conclusions vont dans le même sens : si les hommes ne changent pas leur relation à la Terre, ils prennent le risque d’extinction de leur espèce.

Le président MACRON a réaffirmé dans la presse, le 12 février 2020 : “La loi est claire : nous avons droit au blasphème, à critiquer, à caricaturer les religions“. Il n’a pas précisé si la liberté de critiquer valait aussi pour les travaux du GIEC.

Il aurait été intéressant que les journalistes qui l’interrogeaient lui posent cette question. En effet, à l’heure où le droit au blasphème a de nouveau besoin d’être défendu, il devient sacrilège de mettre en doute les affirmations non-démontrées, parce que non-démontrables, d’écologistes, plus idéologues qu’écologues.

Dans un monde de plus en plus sécularisé, la pensée écologiste a pris la place du religieux. L’écologisme est la nouvelle croyance, la nouvelle religion qui annonce une probable fin du monde. Qui annonce l’apocalypse, qui ne manquera de survenir pour punir l’humanité entière, si elle reste écologiquement aussi inconséquente.

À en croire les instituts de sondage, avant les élections municipales, interrompues pour cause de confinement, la grande gagnante des prochaines élections municipales aurait dû être l’Écologie. Cela paraissait tellement acquis que tous les candidats s’efforçaient de “verdir” leur discours et les propositions de leur programme électoral.

Si tous les candidats ou presque, professaient leur foi en l’écologisme, si presque tous se déclaraient croyants en cette nouvelle religion, bien peu se montraient de vrai pratiquants, et parmi les pratiquants bien peu étaient prosélytes.

Pour se faire élire, les candidats avaient bien compris qu’ils ne devaient surtout pas apparaitre écologiquement à contre courant, mais ils savaient surtout qu’ils ne pouvaient pas condamner les mauvaises conduites écologiques individuelles, lorsqu’elles étaient le fait d’électeurs susceptibles de voter pour eux, sous peine de perdre leurs voix.

C’est ainsi que, l’État était souvent seul désigné comme le coupable, accusé de n’en faire jamais assez, écologiquement. Comme si la solution des graves problèmes écologiques à résoudre ne devait et ne pouvait venir que d’en-haut, tandis qu’en bas il n’y aurait eu que des victimes innocentes.

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La lutte contre la crise climatique et écologique est-elle de responsabilité individuelle ou collective ? Dans le journal suisse Le Temps, Valentine PYTHON essayait le 18 octobre 2019 de répondre à cette question.

De la lecture de cet article, il ressort que, la crise climatique, comme la crise environnementale, ne peuvent se régler qu’à la suite d’une prise de conscience concomitante, de tous les États du monde et de tous les individus.

Les individus ne peuvent espérer enrayer seuls une épidémie sans l’aide des autorités sanitaires de leurs pays, les responsables de la santé publique ne peuvent le faire sans que leurs concitoyens ne respectent consciencieusement leurs recommandations. (Cette phrase écrite en janvier 2020, avant l’arrivée de la pandémie au covid-19 était malheureusement prémonitoire).

De même, les gouvernements ne peuvent lutter efficacement, d’en-haut, contre la crise climatique et écologique, sans la participation très active, en bas, de tous leurs concitoyens.

Hors on est malheureusement obligé de déplorer de très nombreux comportements incohérents, inconséquents, voire irresponsables, tant des États que des individus.

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COP21 : Accord de Paris, adopté le 12 décembre 2015

Pour entrer en vigueur, l’Accord de Paris (GIE) devait être ratifié par au moins 55 États, couvrant 55% des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES), dont bien sûr le CO2.
En 2017, deux ans après son adoption, l’Accord de Paris a été ratifié par 168 pays, dont les 28 États membres de l’Union-européenne. Collectivement, les pays l’ayant ratifié cumulaient 87,69% des émissions mondiales.

Le classement des 197 États reconnus par l’ONU, par ordre décroissant des  pourcentages des émissions de gaz à effet de serre, montre qu’en 2017 les 6 États les plus émetteurs, étaient responsables de plus de 55 % du total des émissions, les 12 premiers de plus des deux tiers des émissions, les 18 premiers des trois quarts des émissions, et les 24 premiers de plus des quatre cinquièmes des émissions. Il faut noter que l’Arabie saoudite, qui n’est pas dans ce tableau est 25e avec 0,80 %.

Dans les 24 États du tableau, où vivent 64 % de la population mondiale, les quantités de gaz à effet de serre émises par habitant, exprimées en tonnes, sont très différentes d’un pays à l’autre.

Derrière le Qatar, dont les habitants sont responsables de l’émission de 30,3 tonnes per capita, ce qui place ce pays largement en tête, l’Arabie saoudite (7e) 16,2 tonnes, et la Sierra Leone ( ?), l’Australie est classée 9e avec 15,6 tonnes, devant le Canada (10e) 15 tonnes.  Le Luxembourg (12e) 14,5 tonnes, est au premier rang dans l’Union européenne.

La Chine (1e), pour l’émission de gaz à effet de serre (20,09 %), est (35e) pour le nombre de tonnes per capita (6,7).

Les États-Unis (2e), pour l’émission de gaz à effet de serre (17,89 %), est (11e) pour le nombre de tonnes per capita (14,6).

La Russie (3e), pour l’émission de gaz à effet de serre (7,53 %), est (20e) pour le nombre de tonnes per capita (10,6).

L’Inde (4e), pour l’émission de gaz à effet de serre (4,10 %), est (100e) pour le nombre de tonnes per capita (1,6).

4 pays (42 % des humains), sont responsables de près de 50 % des émissions de GES.

Suivent le Japon (5e) (3,79 %) GES et (23e) 8,9 tonnes/h, l’Allemagne (6e) (2,56 %) GES et (24e) 8,7 tonnes/h, le Royaume-Uni (11e) (1,55 %) GES et (51e) 5,43 tonnes/h, la France (15e) (1,34 %) GES et (58e) 4,56 tonnes/h.

La grande disparité économique et démographique, qui existe entre les pays qui émettent le plus de gaz à effet de sphère, a rendu la ratification des accords de Paris, par tous les États, extrêmement problématique.    

Depuis décembre 2015, depuis la signature des accords de Paris, Laurent FABIUS vit dans l’angoisse. 

Deux ans après son adoption, en 2017,  l’Accord de Paris a été ratifié par 168 pays, dont la totalité des États membres de l’Union-européenne, Laurent FABIUS, son maître d’œuvre, pouvait alors espérer qu’ils soient promptement appliqués.

Mais en novembre 2019, selon une étude réalisée par l’ONG Fundacion Ecologica Universal (FEU), quatre ans après, les trois quarts des pays ayant signé l’accord de Paris en 2015 ne respectaient toujours  pas leurs engagements.

Sur 197 pays, 128 ne les respectaient pas, dont des géants comme la Chine, les États-Unis ou l’Inde, qui figurent parmi les principaux émetteurs de gaz à effet de serre, et 13 (dont la Russie, la Turquie, l’Iran…) ne s’étaient toujours pas engagés.

Autant dire que les accords de Paris risquent d’attendre longtemps.

Pourtant, lors de la 51ème assemblée plénière du GIEC, qui s’est tenu du 20 au 23 septembre 2019 à Monaco, dans le rapport spécial qu’il a présenté sur le changement climatique, les océans et la cryosphère, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), a une fois encore insisté sur l’urgence qu’il y avait a tout faire pour réduire le plus vite possible les émissions de gaz à effet de serre.  

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Les sombres prévisions du GIEC n’affolent paradoxalement ni les États, ni les hommes.

Dans tous ses rapports, depuis sa création en novembre 1988, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), n’a jamais cessé d’insister sur les conséquences dramatiques que ne manqueraient pas d’avoir des élévations de températures trop élevées.

Crise climatique : Quel que soit l’origine de la crise climatique, il n’y a pour les États, comme pour les individus, que de très bonnes raison de chercher à faire des économies d’énergie, et de réduire l’emprunte carbone dans tous les domaines.

Les États :

Les individus :

Crise environnementale :

Les États :

Les individus : À l’occasion des élections municipales, notamment à Paris, la plupart des candidats découvrent que Paris est une ville sale, dans laquelle pullulent les rats. Tous s’engagent à offrir aux habitants une capitale plus propre, mais ne disent rien ou presque sur la culpabilité des parisiens eux-mêmes en ce qui concerne  la saleté de leur ville.

Pourtant, la raison pour laquelle Paris est de plus en plus sale est évidente. Elle tient au fait  que les Parisiens salissent leur ville de plus en plus abondamment. À une vitesse telle qu’aucun service de nettoyage ne pourra jamais faire face seul efficacement au problème. La saleté des grandes villes pose partout dans le monde des problèmes de santé publique, mais ont sait aussi aujourd’hui qu’elle est surtout la cause principale des diverses pollutions, que les écologistes dénoncent avec raison.

Nul écologistes conséquent ne devrait donc considérer les problèmes de ramassages des ordures comme seconds.

Dans les pays occidentaux, peut être pour s’excuser de l’état dans lequel ils vont laisser le monde à leurs héritiers, de très nombreux adultes déclarent toute l’admiration qu’ils ont pour la conscience écologique dont fait preuve leur jeunesse.

Attention, l’engouement dont bénéficie la très jeune  Greta THUNDBERG auprès des collégiens et lycéens, ne doit pas faire trop illusion.

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Les écologistes tiennent à se présenter comme des praticiens de la science écologique. Les sciences dures, les sciences exactes n’ont nullement besoin de préciser qu’elles sont scientifiques, parce que chacun sait qu’elles le sont. C’est pourquoi ont ne parle ni de science mathématique, ni de science astronomique, etc,  mais de mathématique, d’astronomie, etc.

Depuis 1970, de nombreux écologistes, aiment à parler d’Écologie politique. En accolant les mots Écologie et politique on apporte un doute sur la probité scientifique des défenseurs de l’Écologie. Comment ne pas penser à LYSSENKO qui a fait sous STALINE de l’agronomie politique avec les résultats que l’on sait.  Lire : L’affaire LYSSENKO, une éclipse de la raison.

L’histoire a montré que lorsqu’on mêle science et idéologie on court à la catastrophe.

 

 

Fukushima 2011 Mais l’histoire montre, que même pétris  des meilleurs intentions du monde, les promoteurs l’Écologie scientifique n’a pas pu échapper aux détournements de tous les politiques qui ont cherché à l’instrumentaliser.

La parole d’un homme n’a de valeur que si elle se traduit dans sa vie en actes profonds

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Anonymes nous le sommes pour eux. Invisibles ils le sont pour nous. Aveugles, nous le sommes apparemment tous. Telle pourrait être la devise de ce film humain et percutant qui nous renvoie un miroir implacable de nos comportements.

Pour la première fois, les éboueurs de la Fonctionnelle, unité de choc inconnue du grand public et pourtant unique au monde, chargée de tous les évènements prévus et imprévus de la capitale, ont accepté d’être filmés sur plusieurs mois.

Avec ce documentaire poignant qui met en lumière ces hommes de l’ombre, Mireille DUMAS revient au cœur de son métier de journaliste et de réalisatrice.

Présentation du document

Ce documentaire est une plongée comme on n’en a jamais vu dans la vie quotidienne des éboueurs, sans qui les villes ne seraient qu’un tas d’immondices. (Uniquement à Paris, 3000 tonnes de déchets sont charriés chaque jour.)

Le film qui suit trois équipes se relayant jour et nuit nous dévoile l’étendue de leur tâche, inimaginable. Car Jérôme, Jean PaulAïchaVincent et les autres, ne sont pas simplement ces agents en vert et gilet jaune qui collectent les ordures ménagères et balaient les rues.

Ils appartiennent à cette brigade d’intervention, la Fonctionnelle, chargée des missions difficiles et exceptionnelles de la capitale, 24 heures sur 24. Les éboueurs remettent en état les parcours des manifestations comme celles du 1er mai ou de la marche des Fiertés, nettoient les rues et les berges après la Fête de la Musique, décapent les graffitis sur le périphérique la nuit. “C’est Tchernobyl, comme toujours !” lance, résigné, l’un d’entre eux, découvrant au petit jour, les quais de Seine jonchés à perte de vue de bouteilles et de détritus.

On assiste incrédule à ce spectacle désolant, symptomatique d’un manque de civisme apparemment très français. On a honte. Et on partage leur colère face au gaspillage alimentaire sur les grands marchés qu’ils déblayent.

Sans oublier les missions les plus délicates humainement qui leur sont confiées, “une épreuve, même si on s’habitue”. Des séquences qui nous surprennent et nous bouleversent : l’entretien ou la destruction des campements de migrants après évacuation par les forces de l’ordre, et des squats de SDF dans les souterrains des Halles.

Au-delà de la découverte du métier et de son évolution, le film nous fait partager de vrais moments d’intimité. Avec franchise, lucidité et humour parfois, celles et ceux qui viennent de la France entière et se qualifient d’invisibles malgré leur gilet jaune, racontent leurs rêves et leurs désillusions, la fierté du travail accompli en dépit de l’ingratitude et de l’irrespect, l’incidence sur leur vie affective.

Note d’intention de Mireille DUMAS

Avec ce film, dit Mireille DUMAS, j’ai voulu faire voler en éclats les clichés et les a priori sur un métier mal connu et mal aimé, pourtant essentiel à la société. Mettre en lumière ces travailleurs de l’ombre qui nous en apprennent beaucoup sur nous-mêmes puisqu’ils sont les premiers témoins de nos comportements souvent désinvoltes, parfois méprisants et de nos modes de consommation, toujours inconsidérés.

Contrairement aux idées reçues, cette profession jugée ingrate et longtemps exercée par une majorité de travailleurs immigrés, attire de plus en plus de personnes de tous horizons et de toutes origines, des premiers emplois, des reconversions professionnelles. Avant d’être agents de propreté, certains étaient pâtissiers, militaires, moniteurs d’auto-école, caissiers, agriculteurs… Avec les crises économiques, la Fonction publique apporte une stabilité et un salaire garantis. Et le métier s’est féminisé.

A la Fonctionnelle, l’étendue de leurs tâches auxquelles ils ne sont pas forcément préparés m’a sidérée. En suivant ces éboueurs, c’est d’une certaine manière, l’actualité de notre pays sur plusieurs mois que je relate avec ses manifestations de joie ou de colère.

A travers eux, c’est aussi toute une partie insoupçonnée de la détresse urbaine qui est montrée. La ville lumière apparaît sous tous ses visages.

En juxtaposant la réalité brute et la subjectivité du regard, en mêlant hyperréalisme et impressionnisme, avec les images de Damien VERCAEMER et une musique originale, mon but est aussi de dépeindre la ville autrement.

Un portrait avec plusieurs degrés de perception et de décryptage, tout en abîme.

[Le 10 février 2020, 12 H00, P. C., Notre-Dame de la Rouvière] : Article intéressant, dont je partage beaucoup de points