N° 589 « Les Écologistes sont très clairs : nous condamnons toutes les violences »
Après Notre-Dame-des-Landes, après Sivens, après Saintes-Soline, quand Marine TONDELIER, la Secrétaire nationale des Écologistes, déclare condamner clairement toutes les violences, on ne peut pas la croire.
La question du rapport entre les mouvements écologistes et la violence fait l’objet de débats intenses et de visions divergentes dans l’espace public.
La position officielle des partis politiques écologistes
Les dirigeants du parti Les Écologistes, à l’instar de la secrétaire nationale et candidate Marine TONDELIER, rappellent régulièrement leur adhésion historique au principe de la non-violence.
- Condamnation des dégradations : Lors des récentes mobilisations sociales et environnementales, les communiqués officiels du parti condamnent explicitement les actes de destruction matérielle ou les affrontements, les qualifiant d’« inacceptables » et de contre-productifs pour la légitimité de leurs causes.
- Mise en cause de la gestion de l’ordre : Tout en condamnant les violences des groupuscules ou des casseurs, les représentants écologistes dénoncent fréquemment ce qu’ils estiment être une « violence institutionnelle ou sociale » du gouvernement, ainsi que des réponses policières jugées disproportionnées.
Les arguments des critiques et des opposants
Pour les détracteurs des mouvements écologistes, notamment au sein du gouvernement et des partis de droite ou d’extrême droite, les déclarations de non-violence manquent parfois de clarté ou de cohérence :
- La distinction entre violences physiques et matérielles : Certains reprochent à une partie des militants ou élus d’avoir une condamnation « à géométrie variable », se montrant parfois indulgents envers le sabotage d’infrastructures (comme sur les chantiers de l’A69 ou des méga-bassines) sous prétexte de « désobéissance civile ».
- Le choix des alliances : La proximité ou la participation à des manifestations aux côtés de collectifs plus radicaux (comme les Soulèvements de la Terre) nourrit l’argument de l’opposition, qui accuse le mouvement politique de complaisance ou de double discours.
La réalité des actions et de la réponse judiciaire
Sur le terrain, la diversité du monde écologiste se traduit par une multiplication des modes d’action, entraînant une judiciarisation croissante. Entre 2020 et 2026, plus de 350 procès ont concerné des militants écologistes en France, illustrant une intensification de la répression judiciaire face à des actions de blocage, d’intrusion ou de dégradation matérielle.
Comme François BAYROU l’a rappelé en février 2002, « si on pense tous la même chose c’est qu’on ne pense plus rien ». D’où l’importance des débats et de la disputatio.
[Le 19 octobre 2026, 18 H00, P. C., Notre-Dame de la Rouvière] : Le 1er mars 2017, Marine TONDELIER a sorti un livre intitulé Nouvelles du Front, sous-titré La vie sous le Front national, une élue de l’opposition raconte. Le livre est un recueil de témoignages d’employés municipaux, de syndicalistes, de militants associatifs, de journalistes et de simples citoyens.
Poursuivie en diffamation par Steeve BRIOIS et Bruno BILDE, elle est relaxée par le tribunal correctionnel de Paris, qui estime que les propos de Marine TONDELIER étaient bien diffamatoires mais que l’élue ainsi que son éditeur devaient être relaxés « au bénéfice de la bonne foi » .







