N° 555 Ne laissons pas Christophe GLEIZES croupir dans sa cellule en Algérie
Christophe GLEIZES a été arrêté le 28 mai 2024 en Kabylie, placé sous contrôle judiciaire avec une interdiction de quitter l’Algérie. Le 29 juin 2025, il a été condamné à 7 ans de prison. Le 3 décembre, la cour d’appel a confirmé sa peine.
Il est parfaitement clair aujourd’hui que, comme Boualem SANSAL le fut jusqu’au 12 novembre 2025, Christophe GLEIZES est retenu en otage pour faire chanter le gouvernement français.
On peut noter avec satisfaction que, contrairement à ce qui s’est produit dans le cas de Boualem SANSAL, les demandes pour la libération de Christophe GLEIZES commencent à se multiplier, notamment dans le monde du football.
Il n’y a pas de petit acte de résistance. Chacun peut et doit participer à la lutte contre l’arbitraire, en relayant largement ce message par internet autour de soi, en l’envoyant à ses journaux, à son député et à son maire.
Faites savoir d’urgence par courriel que vous vous associez à ce texte.
Bien que les résultats des élections présidentielles en Algérie, annoncés dimanche soir 8 septembre 2024, par l’Agence nationale indépendante des élections (Anie), aient été aussi choquants qu’incohérents, les journalistes français les ont reçus sans aucune réserve, tandis qu’Emmanuel MACRON a adressé immédiatement à son homologue algérien Abdelmadjid TEBBOUNE ses « plus vives félicitations » pour sa réélection.
Algérie 2024 : Abdelmadjid TEBBOUNE 84,30 % des suffrages exprimés 32,75 % des inscrits ?
Paradoxalement les médias français qui ont vu des fraudes électorales cachées en Russie, se sont malheureusement montrés incapables de relever des fraudes évidentes en Algérie. Ou pire, n’ont surtout pas voulu en faire état. De peur de qui ? Ou de peur de quoi ?
Les journalistes français ont bien sûr raison de ne rien faire qui puissent froisser le gouvernement algérien, mais ils doivent aussi penser à ne pas mépriser l’intelligence mathématique du peuple algérien.
Russie 2024 : Wladimir POUTINE 88,48 % des suffrages exprimés 67,50 % des inscrits ?
Les résultats des élections de 2024 sont incohérents et impossibles . Comment les journalistes français ont-ils pu reprendre les données de la commission électorale algérienne, évidemment fausses ?
Législatives : le peuple a voté par son silence
- Rédaction Kabyle.com
- 3 juillet 2026
Accueil – Législatives : le peuple a voté par son silence
Avec un taux de participation officiel de seulement 20 % au niveau national et de 15 % en Kabylie selon l’ANIE , des chiffres que beaucoup jugent déjà largement surestimés, ces élections législatives resteront comme celles du rejet massif à une échelle nationale.
Ce boycott est inédit. Contrairement aux précédents scrutins, il ne traduit pas uniquement le refus du pouvoir, mais aussi le désaveu d’une classe politique qui, aux yeux d’une large partie de la population, ne représente plus aucune alternative crédible.
Pendant des décennies, le pouvoir a tenté de faire de la Kabylie un repoussoir politique afin de souder le reste du pays autour du prétendu « danger kabyle ».
Cette stratégie a aujourd’hui échoué. Le peuple algérien ne s’est plus laissé diviser. Par son boycott massif, il a rejoint la Kabylie dans son refus d’accorder une quelconque légitimité à un processus électoral auquel il ne croit plus.
Ce scrutin constitue, en réalité, l’expression silencieuse d’un Hirak qui continue de vivre dans les consciences. Désormais, le pouvoir fait face à une contestation nationale et non plus seulement kabyle.
En Kabylie, le message est encore plus sévère. Les citoyens n’ont pas seulement sanctionné le pouvoir ; ils ont également rejeté la classe politique et la société civile qui avaient appelé à participer au scrutin. La confiance est rompue.
Ces élections ont également révélé l’effondrement du mythe de l’implantation populaire du FFS en Kabylie.
Son influence semble désormais se limiter essentiellement aux réseaux construits autour de la clientèle des communes qu’il dirige.
En renonçant à afficher l’emblème amazigh, en gardant le silence sur les détenus politiques et en assumant un positionnement de plus en plus conciliant envers le pouvoir, le FFS a accentué sa rupture avec son électorat historique.
Le RCD, quant à lui, est resté fidèle à ses principes démocratiques et à la défense de la cause amazighe. Cette cohérence lui a valu une réelle sympathie populaire. Mais une sympathie ne suffit pas à construire une victoire politique. Faute d’une organisation solide, d’une stratégie ambitieuse et d’une direction capable de transformer cette dynamique en force électorale, le parti est resté incapable de s’imposer comme la véritable alternative. Cette faiblesse a contribué à renforcer le boycott.
À Bgayet (Béjaïa), cette incapacité est apparue avec encore plus d’évidence. Les intérêts personnels ont trop souvent pris le dessus sur l’intérêt du parti, privant le RCD d’une opportunité historique de faire le plein .
Ces législatives ont démontré une réalité implacable : le vote politique a pratiquement disparu. Les logiques de clientèle, les réseaux locaux , le lieu de naissance et les intérêts particuliers ont davantage pesé que les projets politiques.
Une page se tourne. Les élections locales obéiront à une logique différente. Elles offriront peut-être aux militants authentiques une dernière occasion de renouer avec les citoyens.
Les militants sincères doivent s’organiser dès maintenant pour s’imposer dans les prochaines élections locales.
Braham BENNADJI
[Le 18 juillet 2026, 19 H40, ICEO., Montpellier] :Cet article vient d’être actualisé aujourd’hui : 750 jours
[Le 18 juillet 2026, 16 H50, J. B., Lalanne] : Je m’associe totalement à ce texte, l’emprisonnement de Christophe GLEIZES étant humainement incompréhensible arbitraire et injuste. Mais ce texte datant de janvier 2025, ne faut-il pas l’actualiser ?
[Le 6 décembre 2025, 11 H15, G. R., Montpellier] : Merci du message. Je m’associe à cette action concernant Christophe GLEIZES. Amitiés à toute l’équipe.
[Le 5 décembre 2025, 18 H45, J. B., Paris] : Je signale la prise de position d’ICEO dans la prochaine lettre aux abonnés. Cordialement
[Le 5 décembre 2025, 15 H05, P. M., Le Mans] : Christophe GLEIZES n’étant pas franco-algérien, le gouvernement français n’a plus aucune raison de ménager le gouvernement de l’Algérie. À voir !
[Le 5 décembre 2025, 12 H20, A. B., Angers] : Au suivant !








