N° 208 Dé-confinement : au bon coin des idées simples, qui sont souvent les meilleures

On ne sait rien de l’immunité collective du covid-19. En revanche l’Histoire nous a appris que l’intelligence collective existe.

Vous avez des idées ? Faîtes les nous partager.

C’est, en 1909, dans la H. J. HEINZ Company, fondée en 1869 en Pennsylvanie, que l’on trouve la première trace du principe des “boîtes à idées“.

Le lendemain de Pearl Harbour, l’Amérique en guerre a fait tourner ses usines à plein régime. Dès 1943, pour optimiser la productivité de toutes ses usines d’armement, les États-Unis ont sollicité la créativité et l’intelligence pratique collective de tous ses travailleurs, à travers de grandes et permanentes campagnes de communications gouvernementales. Sur l’une des plus célèbres affiches (voir ci-contre) on lit ;  “Drop your ideas in the suggestion box … Que l’on peut traduire : Déposez vos idées dans la boîte à suggestions. Pour être à 100% un soldat de la [bataille de la] production, vous devez proposer une idée [qui puisse être] retenue. Soutenons nos “forces aériennes“.

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Le lundi 13 avril,  dans une allocution aux Français exceptionnellement brève,  le président Emmanuel MACRON a donné une première date possible pour le dé-confinement du pays. En dehors du jour, lundi 11 mai, que tout le monde a évidemment retenu, l’intervention présidentielle a fait naître plus d’interrogations qu’elle n’a apporté de réponses aux questions les plus diverses que se posent les Français.

Depuis, les multiples interventions des ministres, et du premier ministre, ont chaque jour troublé un peu plus les Français. Au point que, quelques heures avant l’intervention du ministre de la santé, à 11 jours de la date fatidique, régnait toujours la plus grande des confusions dans tous les esprits.

Sans beaucoup d’espoir d’être heureusement surpris, les Français attendaient avec impatience de découvrir la couleur qui serait attribuée à leur département. Car ils avaient compris déjà que selon que leur département serait en vert ou en rouge ils seraient ou non dé-confinables, voire dé-confinés.

À la différence de couleurs près, Ils savaient que la carte qui devait être dévoilée ce soir là serait très proche de la carte bleue, déjà publiée et commentée.

On sait déjà que le premier ministre va faire de nombreux mécontents.

Telle que présentée jusqu’à présent par nos gouvernants, la méthode de dé-confinement esquissée ne satisfait pratiquement personne. On connaît déjà ceux qui ne comprennent pas que l’on ne les ait pas encore “libérés”. Et  on connaît ceux qui appréhendent d’être maintenus en confinement. Certains en appellent même à la sacro-sainte égalité, demandant que tout le monde soit dé-confiné en même temps ou pas du tout.

Dans le précédent article N° 203 Dé-confinez nous, dé-confinez nous, oui mais pas tous tout de suite, pas trop vite …, nous citions G. CLEMENCEAU : « La guerre ! C’est une chose trop grave pour la confier à des militaires. »      

On pourrait dire aujourd’hui, sans trop de méchanceté, le dé-confinement est trop grave pour qu’on s’en remette aux seuls épidémiologistes.

Le dé-confinement, un exercice périlleux, parce qu’inédit

Les épidémiologistes qui se sont montrés si divisés depuis le début de la pandémie, sont au moins d’accord sur une chose, c’est qu’il ne faut dé-confiner ni trop vite, ni trop massivement.  Ce message semble avoir été bien entendu par le gouvernement, dans son esprit, mais visiblement pas dans son application pratique. Il semble essentiel pour les spécialistes de dé-confiner progressivement, en vérifiant à chaque étape que le nombre de reproduction de base (Basic reproduction number), le fameux R0, n’est pas en voie de repasser la barre fatidique du 1.

Comme la conduite sur neige, le dé-confinement doit être effectué à pédale douce

Comme la conduite sur une route particulièrement  glissante, le dé-confinement doit  être mené sans brusque accélération, et sans vitesse excessive,  par étapes progressives, pour qu’à chaque instant le dé-confinement puisse être interrompu, voire, même s’il reste plus ou moins allégé, qu’il puisse être de nouveau remis en place.

Les régions et les localités ayant été affectées de façon très différentes, il est légitime, d’appliquer des mesures de dé-confinement différenciées. On peut imaginer des dé-confinements à la carte, mais ils doivent être, décidés, et surveillés, comme le lait sur le feu, par des instances paritaires, formées d’élus et de médecins très proches du terrain confiné.

Reste le problème le plus important à régler, celui de la gestion des flux de populations, qui, s’ils étaient trop importants, ne manqueraient pas de favoriser l’arrivée de la fameuse “deuxième vague“, tant redoutée. Pour limiter les flux, la seule solution est de moduler la libre circulation dans l’espace et dans le temps, d’une partie plus ou moins importante  des Français. Pour  que les limitations soient acceptées et soient le moins discriminantes possible il faut qu’elles répondent à des critères compréhensibles, et bien comprises, ne contrevenant pas à l’esprit de l’égalitarisme républicain français traditionnel.

Les Français sont ainsi faits qu’ils réclament l’égalité en tout

Les Français ont été tous astreints aux mêmes contraintes sur les mêmes critères. C’est pourquoi, le confinement que le gouvernement  a imposé uniformément à partir du 17 mars à tout le pays a été très bien accepté et respecté par la quasi totalité des Français.

Le dé-confinement, lui,  ne peut et ne doit, pour des raisons économiques et de bon sens, s’effectuer de façon uniforme. Dans les départements dans lesquels il n’y a pratiquement pas eu de de cas de covid-19, il est impensable d’exiger des habitants qu’ils continuent à respecter des mesures qui ne se justifient plus pour des raisons sanitaires. Et dans les départements où le covid-19 représente d’évidence encore une grande menace, notamment en ce qui concerne les moyens de réanimation, le confinement ne peut s’effectuer au même rythme, et selon les mêmes modalités que dans les départements les plus préservés du covid-19.

Cette distorsion provoque de la grogne et de la contestation, avant même que les traitements différenciés ne soient mis en application. Nombreux sont déjà les francs-tireurs qui ont annoncé leur refus de la discipline.  Le risque de désordre est de plus en plus grand. Il est URGENT que  le gouvernement propose des règles de dé-confinement simples et compréhensibles, propres à donner un peu d’espoir à tous les confinés.

Tous les confinés on compris assez facilement pourquoi ils devaient rester confinés à 100 %. Par contre il est difficile, voir impossible d’exiger de certains d’entre d’eux, dans l’espace et dans le temps, qu’ils restent confinés à 100 %, tandis que d’autres seraient dé-confinés à 100 %.

Chaque corps de métier, chaque Français, qui aspire à un dé-confinement rapide, et complet, affiche ses exigences et ses priorités. Tandis qu’au nom de l’angoissant principe de précaution, nombreux sont ceux qui menacent de faire valoir leur droit de retrait.

Pour calmer les impatients et rassurer les angoissés, il faut s’efforcer de leur offrir des perspectives leur permettant d’imaginer leur futur dé-confinement et de s’y préparer.

Accusés d’avoir confiné le pays trop tard, nos dirigeants craignent  désormais plus que tout d’être accusés de dé-confiner trop tôt, et trop  rapidement.

Le confinement a été décrété pour limiter au maximum les rassemblements favorisant la propagation du virus. C’est pourquoi en commençant à dé-confiner très prudemment, le gouvernement  souhaite pouvoir  limiter le plus possible, et contrôler étroitement, tous les attroupements susceptibles de réduire à néant tous les efforts faits, pendant près de 2 mois, pour endiguer la pandémie.

Mais le ministre de l’Économie, Bruno LEMAIRE, veut que les Français recommencent à travailler, et  le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel BLANQUER, voudrait que les enfants reprennent le chemin de l’école. Ce que certains ne manquent pas de dénoncer comme étant contradictoire, mais qui est pourtant une obligation pour qui songe à l’avenir du pays.

Dans son intervention du 13 avril, conscient de cette contradiction, le président MACRON a demandé aux personnes les plus âgées de faire l’effort de rester encore longuement confinées, pour limiter le nombre de gens en circulation. Cette invitation au sacrifice “confinatoire” a disparu malheureusement sans être sérieusement discutée dans son esprit et dans son application.

Les retraités représentent actuellement 25 % de la population française, soit près de 17 millions de personnes. Bien sûr le président avait ce chiffre en tête lorsqu’il a fait sa proposition de maintien en confinement des personnes les plus âgées. Il a malheureusement commis l’erreur de présenter son invitation à continuer de confiner, comme la poursuite intégrale du confinement en cours.

Alors que s’il avait proposé aux retraités de s’astreindre à un dé-confinement  plus progressif que celui des personnes en activités, et spécialement aménagé, il est évident qu’ils l’auraient accepté volontiers, sachant que si les travailleurs ne peuvent plus travailler, cela sera gravement préjudiciable pour leurs enfants et petits-enfants, et pour eux-mêmes aussi.

Principe d’un dé-confinement progressif aménagé par portions.

Tous les les Français savent aujourd’hui qu’ils leur faut attendre le 7 mai pour savoir s’ils feront partie des premiers dé-confinés, ou sil leur faudra s’armer de patience.

Malheureusement, bien que le gouvernement ait bien insisté sur la nécessité d’une  progressivité contrôlée, dans le temps et dans l’espace,  trop de Français, croient, ou feignent de croire, que s’ils sont parmi les heureux élus ils pourront passer du confinement intégral au dé-confinement 100 %.

Autant il est possible que les Français admettent raisonnablement d’être dé-confinés à des allures différentes, autant il est acquis qu’il sera vite problématique, voire impossible, de maintenir des populations totalement dé-confinées à coté de populations maintenues en confinement intégral.

Pour limiter les déplacements et les regroupements on a imposé à tous les Français le principe d’autorisation dérogatoire. Le gouvernement a annoncé que dans les départements qui entreront en dé-confinement ce formulaire  ne sera plus exigé. Ce qui revient de fait à permettre à tous les habitants d’aller n’importe où, n’importe quand, dans la limite de cent kilomètres autour de chez eux (voir le commentaire : pourquoi 100 kms ?).

Un mode de dé-confinement aménagé, pour les retraités et les vacanciers (en autres).

Dans les départements les plus peuplés, un dé-confinement incontrôlé, ou incontrôlable, peut vite conduire à des mouvements de foule indésirables. Cela peut être le cas en particulier dans les centres culturels, ou dans les lieux de promenade et de détente, s’ils se trouvent soudainement ouverts au public. Les plages, les parcs sont actuellement interdits totalement d’accès. Le lendemain du dé-confinement si leur accès devenait autorisé sans réserve, il y aurait un grand risque de surpopulation par rapport  aux distanciations physiques recommandées. Pour éviter ce risque, la mauvaise solution serait de continuer à en condamner totalement l’accès.

À l’approche des beaux jours de l’été, et des vacances, cela serait certainement inacceptable, et inaccepté par un de plus en plus grand nombre de Français.  Au lieu d’interdire, il faut prévoir et aménager des plages horaires réservées à des tranches de la population, ajustées au nombre optimal de personnes qu’il faut ne pas dépasser, sous peine d’attroupements.

 Reste à définir les plages horaires et les populations sélectionnées

La façon la plus simple d’éviter les concentrations de population est de définir des plages horaires, et d’attribuer chacune d’elles à une portion de la population. Donnons deux exemples précis pour expliciter le principe de notre proposition.

Transports en commun :

Les grandes affluences aux fameuses heures de pointes son très désagréables en temps normal, mais en période pandémique elles sont bien évidemment à proscrire totalement. À Paris, le seul métro  transporte habituellement plusieurs millions de passagers par jour. Pour pouvoir respecter les mesures de distanciations physiques  la RATP invite les passagers à essayer d’étaler leurs horaires de transports au cours de la journée.

Même avec des masques ???

Cet étalement n’a aucune chance d’être opératoire s’il n’est pas organisé. La façon la moins discriminante d’organiser cet étalement est de proposer (ou imposer) des plages horaires aux voyageurs en fonction de l’ordre alphabétique de leur nom de famille. On connait l’occurrence précise des lettres par lesquelles commencent les patronymes en France. L’INSEE a recensé prés de 1,4 millions de noms de famille différents et calculé le nombre commençant par la même lettre (voir tableau ci-dessous).
Pour diviser par quatre le nombre de passagers potentiels pour une plage horaire définie il suffit d’interdire aux trois quart des passagers éventuels de circuler pendant ce laps de temps. Cette proposition peut être simplement incitative, et rester en l’état si elle s’avère respectée, ou devenir obligatoire et soumise à sanction si tel n’était pas le cas ( sur le mode appliqué jusqu’à présent pendant le confinement),

En fonction des objectifs que l’on se fixe, et en besoin des nécessités on peut établir des tableaux de répartition hebdomadaire, adaptés aux transports disponibles et aux populations concernées. Nous donnons ci-dessous un exemple de tableau tel qu’il pourrait être envisagé.

Une fois remplis, les tableaux  devraient bien sûr être largement diffusés dans la presse, sous forme d’affichage et par internet, pour que tous les voyageurs puissent prévoir leurs déplacements et choisir les plages horaires qui correspondent le mieux à leurs obligations professionnelles ou familiales, et qu’ils puissent espérer des wagons non bondés.

On peut remarquer, qu’afin qu’aucun groupe ne puisse se sentir désavantagé, l’ordre établi  est décalé chaque jour, un peu comme les heures de marées.

Cette proposition doit certainement être amendée pour être améliorée. Mais dans le brouillard actuel, elle a le mérite d’essayer d’éclairer le débat, et d’esquisser des ébauches de solution.

Plages, parcs de loisirs ou d’attractions :

Depuis le 17 mars, les parcs sont continûment fermés dans toutes les villes de France. Au bord de la mer les plages sont totalement interdites, et en montagne les chemins de randonnées ne sont pas libres d’accès. Ces mesures ont été jusqu’à présent bien respectées, mais depuis qu’une date de début de dé-confinement a été annoncée, les interdictions totales sont de plus en plus contestées.

Pour que l’inévitable ouverture des espaces naturels et des parcs de loisir ne se fasse pas brusquement, et de façon chaotique, il faut prévoir dès à présent de la réglementer, pour pouvoir la limiter, la moduler, voire la stopper, dans l’espace et dans le temps.

Car Il faut absolument, avant l’été et avant la période des vacances, que les éventuels estivants comprennent bien l’enjeu avant  de rejoindre un possible lieu de villégiature.  Et au cas où, par malheur, la pandémie ferait une réapparition, il faut prévoir la possibilité de procéder, plus ou moins rapidement, à des mesures de re-confinement ponctuel et localisé.

Surtout ne pas oublier de faire les gestes barrières ???

Pour sensibiliser les nouveaux résidents sur leur commune, avant et dès leur arrivée, il faudrait que les municipalités  publient, comme le font les stations de ski, un tableau d’ouverture des espaces réglementés. Pour limiter les flux et éviter les concentrations, on pourrait  prévoir des plages horaires d’ouvertures, dédiées à des portions de la population, comme proposé pour les transports en commun.

Ici encore, il faut affiner la mise en œuvre de notre proposition, en ce qui concerne l’amplitude des plages horaires, pour le nombre de tranches de la population désirées, et éventuellement en prévoyant des tranches horaires particulières pour les retraités, afin de laisser la priorité à ceux qui sont en activité.

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Cette proposition est certainement imparfaite, mais elle a le mérite d’exister.

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Nous ferons bien volontiers connaître toute proposition alternative qui nous serait adressée.

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[Le 6 mai 2020, 13 H00, G. T.,  Eskisehir] : La Turquie commencera à dé-confiner très progressivement à partir de dimanche. À partir du 11 mai, les mesures de confinement en Turquie seront assouplies, a annoncé le président Recep Tayyip ERDOGAN à la suite d’une réunion de son cabinet qui s’est déroulée le 4 mai. Le retour à la vie « normale » se fera néanmoins par étape. La restriction des voyages interurbains dans sept provinces sera levée, tandis que le confinement obligatoire imposé depuis le 21 mars et le 4 avril aux personnes de plus de 65 ans et aux jeunes de moins de 20 ans sera assoupli, ces derniers pouvant sortir une fois par semaine durant quatre heures.

Les personnes de plus de 65 ans seront autorisées à sortir une fois par semaine (4 heures) le dimanche, dès dimanche prochain. Les jeunes de 14 ans et moins pourront sortir chaque mercredi, tandis que les 15-20 ans bénéficieront de cette mesure les vendredis. Rappelons que les autres TRAVAILLENT, avec aucun droit de retrait.  À partir du 11 mai, les centres commerciaux et salons de coiffure rouvriront leurs portes si les conditions d’hygiène propices à la lutte contre le COVID-19 sont réunies. Ces conditions seront communiquées par le ministère de la Santé et comprendront le port d’un masque. Les restrictions de voyage seront également levées pour sept villes, à l’exception d’Istanbul, d’Ankara et d’Izmir

[Le 3 mai 2020, 17 H00, P. B.,  Claret] : Les espagnols ont décidé d’ouvrir l’espace de manière différenciée aussi, mais non à partir des noms, mais à partir des âges. Autre solution!

[ICEO : l’un n’exclut pas l’autre, ni dans le temps ni dans l’espace. Mais en ce qui concerne les transports en commun et les plages, la section par l’âge seulement présente beaucoup d’inconvénients, notamment cela peut interdire les déplacements en famille.

[Le 3 mai 2020, 15 H45, J. C.,  Chartres] : À l’armée j’ai eu la chance d’avoir un capitaine instructeur, que ses hommes, du temps où il servait dans les commandos de l’air, surnommait respectueusement, et affectueusement, « effectif complet ». Il était très strict et très rigoureux. Il avait appris au combat que la meilleure façon de ramener tout le monde vivant, était de ne rien laisser au hasard, ou à l’improvisation.

Lorsqu’on lui faisait remarquer qu’il était très dur avec les hommes, il répondait :  le premier devoir d’un chef en responsabilité n’est pas d’essayer de se faire aimer, mais de s’assurer d’être obéi. Et pour être obéi il faut assurer la confiance, et inspirer le respect. Pour cela, il faut que ceux que vous êtes amenés à conduire au feu vous reconnaissent une incontestable compétence et une irremplaçable expérience.                                                                                                           –

Toute allusion à la situation actuelle en France serait pure méchanceté !

[Le 2 mai 2020, 21 H50, R. Y., Vancouver] : Pourquoi 100 kms ?   “La taille des départements français est telle que chaque administré puisse accéder à son chef-lieu et en revenir en une journée de cheval au maximum” ( soit une distance de l’ordre de 100 kilomètres environ).  C’est ce qu’on apprenait dans le temps à l’école de la République. C’est pourquoi il est surprenant que le journaliste Nicolas DOMENACH,, qui n’est plus tout jeune, se soit interrogé récemment à la télévision, se demandant pourquoi le gouvernement avait fixé la limite des déplacements autorisés après le confinement  à 100 kms.
[Le 2 mai 2020, 17 H55, N. N., Nantes] : Le docteur Martin BLACHER, médecin de santé publique, veut à tout prix garder les personnes les plus âgées en confinement, jusqu’en janvier 2021. Vous avez bien lu, 2021. Il est tellement persuadé que la pandémie va revenir en force, qu’il veut absolument “protéger” les personnes les plus fragiles.  Si tel était l’obligation, il faudrait au minimum offrir aux retraités, pour ne pas les tuer en confinement, une journée, ou deux demi-journées de dé-confinement par roulement,  tous les 8 jours. Votre proposition serait parfaitement adaptée aux périodes de confinements prolongés.