N° 203 Dé-confinez nous, dé-confinez nous, oui mais pas tous tout de suite, pas trop vite …

« La guerre ! C’est une chose trop grave pour la confier à des militaires. »                                                                                                          G. CLEMENCEAU

Déshabillez moi (Juliette GRÉCO)

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Invité du «Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro» dimanche 19 avril, le maire de Pau, François BAYROU, proche d’Emmanuel MACRON, celui à qui l’on prête l’oreille du président, a reconnu, «oui», il y a eu des «manques» sur les masques et sur les tests. «Oui», il a eu des «ratés» dans la gestion de la crise du Covid-19 par l’État. «Mais on n’est pas le seul pays à avoir eu des problèmes», a ajouté immédiatement le président du MoDem.

Les données épidémiologiques sont malheureusement implacables

Le président du Modem a raison, la France n’est pas le seul pays à avoir eu des problèmes dans la gestion de cette crise pandémique, mais les données épidémiologiques sont aujourd’hui  implacables, on sait désormais que la France, cinquième ou sixième puissance mondiale, est l’un des trois pays qui a le plus mal, réagi à l’arrivée du covid-19, en Europe et dans le monde : La situation de la pandémie au covid-19, le 18 avril 2020, dans les 8 pays les plus affectés (voir les tableaux).

Au pied du podium en ce qui concerne le nombre de décès, médaille de bronze pour le nombre de décès par million d’habitants, la France a le triste privilège d’avoir la médaille d’or en ce qui concerne le taux de décès.
Comme l’a fait justement remarquer François BAYROU, la France n’est pas seule à être gravement affectée par la pandémie au covid-19. Elle n’est pas seule à s’être montrée gravement désarmée face à l’arrivée  de cette crise sanitaire inédite.

L’Espagne, l’Italie et le Royaume-Uni ont fait aussi mal que La France, voire pire, est-ce suffisant pour être rassuré ? Certainement pas, bien au contraire. Les Européens ne semblent pas encore avoir bien pris conscience, ou ont trop peur de voir,  que l”épidémie, bien qu’elle soit devenue mondiale, en frappant 187 pays, affecte désormais principalement l’Europe et les États-Unis.

L’Union européenne divisée en deux, géographiquement et historiquement

Le 18 avril 2020, en se basant sur les chiffres officiels transmis par les pays (cette remarque vise surtout bien sûr la Chine), on constate que, dans 8 des pays les plus affectés à cette date, regroupant moins de 28 % de la population mondiale, on a enregistré 80 % des décès depuis le début de la pandémie au covid-19.

Dans les 5 principaux pays d’Europe [Allemagne, Espagne France, Italie et Royaume-Uni], qui ne représentent que 4,2 % de la population mondiale, on enregistre 52 % des décès, soit 13 fois plus de décès par million d’habitants que dans le monde entier. Pire encore, dans les 4 pays les plus touchés [Espagne France, Italie et Royaume-Uni], qui ne représentent que 3 % de la population mondiale, on enregistre 49 % des décès, soit 16 fois plus que dans le monde entier.

L’Allemagne, que les média présentent comme le meilleur élève du vieux continent, a certes su beaucoup mieux gérer la pandémie que ses grands voisins de l’Europe Occidentale, mais si on compare ses résultats avec ceux des pays l’Europe Centrale et Orientale on constate que, jusqu’au 20 avril, ils ont tous beaucoup mieux résisté à la pandémie : Pandémie au covid-19 la situation dans l’Union européenne et au Royaume-Uni le 20 avril 2020 (voir les tableaux).

Au risque de froisser certaines susceptibilités européennes, on est obligé de noter, qu’en comparant le nombre de décès par millions d’habitants de chacun des pays à celui de l’Allemagne (59), pris comme référence, et en classant les pays par date d’adhésion à l’Union européenne, on peut diviser l’Union européenne, ante-Brexit, en deux parties bien distinctes géographiquement et historiquement : à l’Est un groupe des pays ayant adhéré après la chute du Mur de Berlin, et à l’Ouest, les pays ayant adhéré avant la chute du Mur de Berlin. Dans ce classement, la Grèce constitue une exception particulièrement remarquable à un double titre. (voir les tableaux).

Très ancien membre de l’Europe unie [1981], et surtout pays sinistré économiquement, dont le système de santé est incomparablement moins performant que celui de l’Allemagne (59), la Grèce (11) reste jusqu’à ce jour un grand mystère en matière sanitaire.

Taux de décès

Le taux de décès est calculé pour un pays, en divisant le nombre de décès par le nombre de cas confirmés.

Le 20 avril 2020, le nombre de cas confirmés enregistrés en France était 112 606 et le nombre de décès  était 19 718. [19 718 / 112 606 = 0, 1751]  soit un taux de décès de 17,51 %.  Le 18 avril le taux de décès en France était 17,28 % et le taux de décès  mondial de 6,99 %. Le même jour, le nombre de cas confirmés enregistrés en Espagne était 200 210 et le nombre de décès  était 20 852. [20 852 / 200 210 = 0, 1042 ]  soit un taux de décès de 10,42 %. 

L’Espagne ayant effectué près du double de tests de dépistage que la France, pour un nombre de décès quasiment identique elle obtient un taux de décès près de moitié moindre.

Un virus venu de Chine qui fait ses plus gros dégâts à l’Ouest

La théorie du virus ayant échappé à ses créateurs, remporte un grand succès, mais celle qui semble vraiment s’imposer sur la toile est celle qui accuse la Chine d’avoir provoqué délibérément une crise sanitaire, pour pouvoir tendre un piège épidémique diabolique aux Occidentaux en général, et à leur principal rival en particulier, les États-Unis, par virus interposé.

Pour affronter  l’Amérique de Donald TRUMP, les Chinois sont prêts à prendre beaucoup de risques, mais certainement pas ce risque là, qui tient de la pure folie.

Le gouvernement chinois n’est certes pas responsable de la pandémie, mais le pangolin chinois, lui, oui. Pour éviter la multiplication des pandémies il faudrait à tout prix préserver la diversité génétique dans la nature et l’agriculture, or la mondialisation fait tout le contraire (voir Pour éviter la multiplication des pandémies).

En Chine, nul besoin de provoquer les épidémies pour qu’elles surviennent, le gouvernement le sait mieux que personne (lire Les épidémies en Chine à la croisée des savoirs et des imaginaires : le Grand Sud aux xviiie et xixe siècles).

Et contrairement au gouvernement français qui n’a pas cru utile de prévoir une crise sanitaire hors norme, le gouvernement chinois, l’a, non seulement envisagée, mais il a probablement étudié comment y faire face, et comment faire que cette catastrophe hautement probable, presque inéluctable, puisque récurrente dans l’Histoire même récente du pays, ne pénalise pas la Chine seule, en la condamnant à perdre la guerre économique que Donald TRUMP lui a déclarée.

Sûrs de leur supériorité médicale, les Occidentaux ont eu la faiblesse de croire qu’ils pourraient endiguer aisément l’épidémie au covid-19, comme toutes les autres épidémies qui sont venues tout récemment du continent asiatique. Ils se sont préparés à l’évènement, mais ils l’ont fait à partir de données épidémiologiques tronquées.  Les Français se sont lancés dans une nouvelle drôle de guerre, cette fois sanitaire, on connait le résultat. 

Le président du syndicat des médecins urgentistes, Patrick PELLOUX  a explicitement déclaré que les informations sanitaires chinoises avaient été “travaillées“. Notamment en laissant accroire, que les malades hospitalisés arrivaient pour la plupart à récupérer en une semaine en moyenne, alors qu’on sait maintenant qu’il faut souvent plus de deux, voire trois semaines.

Les Chinois ne pensaient certainement pas que l’euphémisation de cette simple donnée, leur donnerait le plaisir de voir tous les Occidentaux se trainer à genoux devant eux pour les supplier de leur vendre des masques.

Les Occidentaux à genoux, les Chinois déjà debout

Les plus lucides des Occidentaux viennent de prendre conscience que le rêve d’une mondialisation heureuse était bien fini. (lire le paragraphe entier)

L’Union européenne à l’arrêt, coincée entre le marteau chinois et l’enclume US.

Pour tous les observateurs qui se targuent d’être des spécialistes, l’économie mondiale est entrée officiellement, et effectivement, en récession. (lire le paragraphe entier)

Pour tous les pays qui sont entrés en CONFINEMENT tardivement dans l’impréparation (voir rappel ci-dessous pour la France), il est vital de procéder au DÉ-CONFINEMENT dans les moins mauvaises conditions possibles.

Pour ce faire, pour espérer un dé-confinement qu’on puisse qualifier de réussi, il faut le penser longuement et largement  (voir ci-dessous DÉ-CONFINEMENT).

15 février 2020

Bien que la France ait enregistré son premier mort le 15 février, jusqu’à la fin février aucun dirigeant français ne pouvait croire sérieusement à l’arrivée massive du covid-19 en France (voir la vidéo). La plupart des virologues et des épidémiologistes n’étaient pas non plus vraiment alarmistes à cette date.

17 au 24 février 2020

Entre le 17 et le 24 février, l’Église évangélique de la Porte ouverte chrétienne a organisé, comme chaque année, son grand rassemblement.  Venant de la France entière, 2 500 fidèles ont rejoint Mulhouse pour cinq jours de prières. Une période qui correspondait au stade 1 de l’épidémie de Covid-19 dans l’Hexagone, où les rassemblements étaient encore autorisés par les autorités. Alors que les premières estimations faisaient état d’au moins une centaine de contaminations, on estime que la quasi-totalité des fidèles présents a été contaminée, soit environ 2 000 sur 2 500 personnes, qui sont toutes reparties chez elles, sans qu’aucune ne soit placée en quarantaine.

19 et 26 février 2020

En France le match de football Olympique Lyonnais – Juventus de Turin, joué à Lyon le 26 février, et en Italie le match Atalanta Bergame – Valence, joué le l9 février à Milan ont eu indéniablement une importance primordiale dans l’accélération de la diffusion de la pandémie au covid-19, en Espagne, en France et en Italie.

6 mars 2020

Le 6 mars, Ouest-France, le quotidien régional qui a la plus large diffusion en France, croyait encore pouvoir se montrer rassurant : “Coronavirus. Qui sont les victimes du Covid-19 en France ? Au moins sept hommes et une femme, tous âgés de 60 ans et plus, certains présentant des antécédents médicaux.

17 mars 2020

Le lundi 17 mars, 7 jours, jour pour jour après l’Italie, pour ralentir la progression de la pandémie devenue inéluctable, le gouvernement français se résout à imposer à l’ensemble de la population des mesures strictes de confinement. Il était temps. C’est pendant les dix premiers jours de confinement que l’épidémie s’est montrée la plus mortelle. Après plus de 30 jours de confinement, la progression de la pandémie semble ralentir, à un point tel que le président de la République a pu se  risquer à proposer une date de début dé-confinement : le lundi 11 mai.

13 avril 2020

Le lundi 13 avril, lundi de Pâques, à 19 h 45,  dans une allocution aux Français de 27 minutes, exceptionnellement brève pour  cet orateur habituellement  plus prolixe, le président Emmanuel MACRON a donné une première date possible pour le dé-confinement du pays. En dehors du jour, lundi 11 mai, que tout le monde a évidemment retenu, l’intervention présidentielle à fait naître plus d’interrogations qu’elle n’a apporté de réponses aux questions les plus diverses que se posent les Français.

Les téléspectateurs les plus âgés furent bien sûr les plus interrogatifs. Qu’avait voulu dire le président en déclarant ? : « Pour leur protection, nous demanderons aux personnes les plus vulnérables, aux personnes âgées, en situation de handicap sévère, aux personnes atteintes de maladies chroniques, de rester, même après le 11 mai, confinées, tout au moins dans un premier temps. »

À quel âge est-on une personne âgée. Tous les seniors de France ont immédiatement repoussé l’idée qu’il pourrait y avoir UNE date limite envisageable.

17 avril 2020

Vendredi 17 avril, la pression était devenue trop forte. Emmanuel MACRON a décidé d’éteindre rapidement l’incendie. L’annonce est tombée en début de soirée. Sans attendre la conférence de presse du premier ministre, prévue dimanche. Le président de la République «ne souhaite pas (plus) de discrimination» des personnes âgées dans le cadre du dé-confinement progressif .

Tous ceux qui craignaient de voir fleurir des panneaux de limites d’âges sont passagèrement rassurés.

19 avril 2020

Le dimanche 19 avril, entre 17 h30 à 20 heures, le premier ministre Édouard PHILIPPE a expliqué longuement, trop longuement pour beaucoup, la façon dont il prévoyait d’organiser le dé-confinement. L’intervention du premier Ministre et de ses assistants a fait ressortir la difficulté de l’exercice à effectuer. Le principe du confinement, et son utilité sanitaire sont relativement faciles à faire comprendre, par contre l’extrême complexité d’un dé-confinement pleinement réussi, si cela est possible, interdit toute déclaration définitive. D’où l’impossibilité pour le gouvernement d’expliquer précisément ce qu’il faut faire, ce qu’il veut faire, et ce que les Français doivent faire.  

CONCLUSION

23 avril 2020

À une quinzaine de jours de la date fatidique, le débat sur la meilleure façon de dé-confiner vire à la cacophonie.

En matière de dé-confinement chaque corps de métier, chaque Français affiche ses exigences et ses priorités. Au nom du sacro-saint et paralysant principe de précaution, nombreux sont ceux qui menacent de faire valoir leur droit de retrait. Les personnels soignants, les éboueurs, les livreurs, et tous ceux qui, souvent sans masques et sans protections adaptées,  ont permis au pays de pouvoir vivre confiné dans les meilleures conditions possibles, apprécieront ce manque de responsabilité, de civisme, de solidarité, d’égalité et de fraternité.

Dé-confiner, sans déconner, avancer, sans déraper

Tel est le message lapidaire, certes vulgaire mais simple et très clair, que nos dirigeants devraient s’efforcer de faire passer. Personne ne sait exactement ce qu’il faut faire, en revanche on sait ce qu’il faut absolument ne pas faire, sous peine de retourner en confinement à perpétuité.

Depuis qu’ils entendent le professeur, Jérôme SALOMON leur décrire tous les soirs avant vingt heures, l’évolution de la pandémie,  les Français ont appris les bases de l’épidémiologie. Ils savent que selon  le nombre de reproduction de base (Basic reproduction number), le fameux R0, ils pourront espérer, ou non, recouvrer le droit de sortir de leur lieu de confinement.

Tant que R0 est supérieur à 1, pour simplement endiguer (c’est à dire en l’occurrence ralentir) la pandémie le confinement est une obligation. Lorsque R0 s’installe durablement en dessous de 1 on peut envisager de procéder à un dé-confinement partiel et contrôlé, sous réserve que la population en voie de dé-confinement ait bien compris l’importance des mesures de distanciation physique.

Accusés d’avoir confiné le pays trop tard, nos dirigeants ne veulent surtout pas être accusé de dé-confiner trop tôt.

En conséquence de quoi, ils sont comme paralysés.

Tant d’un point de vue sanitaire que d’un point de vue économique, la France toute entière ne peut, ni ne doit, rester entièrement éternellement confinée. Étant donné la gravité de la situation, les Jacobins et les Girondins doivent faire fi de  leurs présupposés idéologiques pour  mettre en œuvre rapidement, ensemble, des mesures pratiques susceptibles de débloquer la situation. Personne n’est capable aujourd’hui de dire qu’elle serait la meilleure solution, mais il est sûr que la pire serait de ne rien faire.

Dans un vieux pays jacobin, le confinement ne pouvait être imposé que nationalement, sur l’ensemble du pays, le même jour à la même heure. Mais, penser le dé-confinement comme un confinement à l’envers serait une grave erreur sanitairement et économiquement. Les régions et les localités ayant été affectés de façon très différentes, il est tout à fait légitime, et très certainement judicieux, d’imaginer des mesures de dé-confinement différenciées. Aucun chef d’État n’imaginerait d’attendre que Ro de l’ensemble des pays de l’Union européenne soit inférieur à 1 pour dé-confiner, dans son pays. On peut  connaitre ou approcher très rapidement les Ro de tous les coins de France. On peut donc imaginer des dé-confinements à la carte, décidés, et surveillés, comme le lait sur le feu, par des instances paritaires, d’élus et de médecins de terrain.

Dé-confiner d’en un premier temps, un Français sur 7, un jour sur 7

Reste le problème le plus important à régler, celui de la gestion des flux de populations, qui, s’ils étaient trop importants,  ne manqueraient pas de favoriser l’arrivée de la fameuse “deuxième vague“, tant redoutée.

Pour limiter les flux, la seule solution est de limiter la libre circulation dans l’espace et dans le temps, d’une partie plus ou moins importante  des Français.

Pour  que les limitations soient acceptées et soient le moins discriminantes possible il faut qu’elles répondent à des critères compréhensibles, ne contrevenant pas à l’égalitarisme républicain français traditionnel.

Les limitations reposant sur l’âge ayant été écartées, le critère le plus simple et le plus neutre pour éviter que tous les Français aient la mauvaise idée de sortir tous dans la rue en même temps le même jour à la même heure, est d’organiser un roulement, pour les jours de dé-confinement, reposant sur un ordre alphabétique des noms de famille.

En fixant une date, le 11 mai, le président MACRON a semé un grand trouble. Car les Français, dans leur grande majorité, en ont déduit que le 11 mai au matin, pour tous Français c’était la quille, fini le confinement.

Or, il est patent, pour tous les épidémiologistes conséquents, qu’un dé-confinement doit être effectué avec mesure et prudence. Ce qui signifie par étapes, en augmentant progressivement la fréquence des jours autorisant le dé-confinement, en commençant par un jour par semaine, par tranches de un septième de la population qui a vécue jusque là confinée.

Passer du tout confiné au tout dé-confiné serait tout à fait déraisonnable.

La gestion de l’arrivée de la pandémie en France a été pénalisée par des présupposés idéologiques.

On sait aujourd’hui que c’est dans les pays de l’Europe Occidentale, qui ont le plus tardé à contrôler et à fermer leurs frontières, pour des raisons autant mercantiles qu’idéologiques, que le covid-19 a fait le plus de morts.

oo0oo

[Le 24 avril 2020, 13 H55 L. L-F., Craïova] :  Attention l’antiracisme peut rendre fou ! Le gouvernement italien vient d’en apporter la triste preuve. L’Italie n’a été mise « à l’isolement » que tardivement, trop tardivement pour de folles raisons purement idéologiques. On connait la suite. Lire : Quand l’antiracisme devient criminel !

[Le 24 avril 2020, 12 H35 A. C., Castelnau-le-Lez] :   – j’interviens surtout au sujet de la Grèce car je suis en relation suivie avec plusieurs collègues de ce pays (suite au GiESCO de 2019 àThessalonique); ce qui semble avoir permis à la Grèce d’avoir pour l’instant moins de malades, c’est paradoxalement sa fragilité; face à sa crainte de voir son système de soins vite débordé et à son énorme problème d’accueil de migrants, la Grèce a pris immédiatement des mesures non pas de confinement, mais de mise en quatorzaine de toutes les personnes présentant ou pas des symptômes et voulant entrer dans ce pays, y compris les touristes; actuellement des mesures de confinement sont appliquées, mais elles sont intervenues après cette mise en quatorzaine.

Il est à mon sens quasi certain que l‘essentiel des contaminations sont venues de nombreux touristes chinois dans les pays touristiques de l’Europe à cette époque: Italie, France, Espagne, jusqu’à l’Égypte; la Grèce aurait dû être touchée gravement, mais les mesures qu’elle a prises, par peur d’être submergée, l’ont en partie épargnée pour le moment. Il est dramatique de constater que les autres pays de l’UE qui sont à cette époque terres d’accueils de touristes étrangers, chinois notamment, n’ont pas réagi comme la Grèce. C’est un petit pays sur le plan économique, mais peut-être un modèle de comportement ou de civilisation!!!

[Le 24 avril 2020, 11 H45, M-A. R-D., Saint Florent sur Auzonnet] : Je réponds tout en sachant qu’on ne tiendra pas compte de ma réponse (grrrr). Bien sûr qu’on ne va pas vivre normalement comme avant. Mais quel soulagement de se dire qu’on va enfin pouvoir voir le spécialiste du dos, qu’on devait voir il y a plus d’un mois ! On a passé ce mois à hurler pcq on avait mal et qu’on ne pouvait rien faire. On ira le voir en portant un masque de protection pas du tout fourni par la profession comme cela eût été normal.

[Le 23 avril 2020, 21 H00, P. C., Ganges] : Les présupposés idéologiques aveuglent souvent aussi les économistes de l’Union européenne.  Comment un article économique ayant eu une influence majeure sur les politiques d’austérité s’est finalement révélé faux, à cause d’une erreur de calcul sous Excel. Personne n’a vu l’erreur, ou n’a voulu la voir , tant la publication  confortait les présupposés idéologiques des économistes en cour à Bruxelles : Les politiques d’austérité : à cause d’une erreur Excel ? (voir la vidéo)

[Le 23 avril 2020, 19 H00, D. C., Cayriech] : Proposition  de dé-confinement différenciée intéressante. Il est regrettable que le gouvernement refuse, par principe de subsidiariser le dé-confinement.