N° 221 ” Les méthodes mathématiques ne sont que les vêtements des idées”

(Edmund HUSSERL)

Soirée scientifique, les jeudis de l’IHU (Marseille), 13 février 2020

 

Dimanche 9 février à Wuhan (Chine), un aide médical faisant une pause au cours de sa garde de nuit

Après six mois, un rappel chronologique de la pandémie s’impose.

Décembre 2019

Dimanche 1er décembre : le premier cas de Covid-19 a été détecté à Wuhan (Chine) et reconnu officiellement.

Janvier 2020

Dans les premiers jours de janvier l’OMS est alertée sur le virus.

Lundi 13 janvier : en Thaïlande, le premier cas hors de Chine est déclaré. Il s’agit d’une personne venant de Wuhan, ville de Chine centrale, foyer de l’épidémie.

Vendredi 24 janvier : en France, les trois premiers malades sont annoncés : deux à Paris et un à Bordeaux. Ces trois patients chinois avaient séjourné à Wuhan.

Février 2020

Jeudi 13 février : Soirée scientifique, les jeudis de l’IHU (Marseille) : “Contre la méthode”

Samedi 15 février : en France, premier décès hors d’Asie, et donc le premier d’Europe ; un touriste chinois, octogénaire, hospitalisé à l’hôpital Bichat-Claude-Bernard (Paris).

Lundi 17 février : rassemblement évangélique de 4 jours de 2 500 personnes venues de toute la France à Mulhouse en Alsace, point de départ du grand foyer de contagion dans le Haut-Rhin et les départements frontaliers.

Mercredi 19 février : Selon les médecins, « match zéro » de la pandémie en Italie, Bergame et Valence. En Italie, premier décès d’un Européen ne s’étant jamais rendu en Chine.

Mars 2020

Lundi 9 mars : l’Italie décide de mettre tous le pays en confinement et ses 60 millions d’habitants. C’est la première fois dans l’histoire qu’une quarantaine bloque tout un pays dans un contexte épidémique.

Mardi 10 mars : la Slovénie ferme ses frontières avec l’Italie.

Mercredi 11 mars : l’Autriche ferme ses frontières avec l’Italie.

Jeudi 12 mars : l’Italie renforce ses mesures de quarantaine en fermant tous ses commerces, cafés et restaurants à l’exception des magasins d’alimentation et des pharmacies. Le cap des 1 000 morts est franchi en Italie.

Vendredi 13 mars : l’OMS déclare que désormais l’Europe est à l’épicentre de la pandémie.

Dimanche 15 Mars : élection municipales en France.

Mardi 17 mars : l’espace Schengen ferme ses frontières aux étrangers pendant un mois. Et la France est placée en confinement à partir de 12 heures pour une durée minimum de deux semaines. Les contrôles aux frontières sont rétablis pendant cette période.

Mercredi 18 mars : la France annonce la mise en place de l’état d’urgence sanitaire pendant tout le temps de la pandémie.

Mardi 24 mars : en France 1 100 décès enregistrés à l’hôpital depuis le début de la pandémie.

Avril 2020

Mercredi 1er avril : l’Espagne franchit la barre des 10 000 morts.

Mardi 7 avril : la France franchit la barre des 10 000 morts.

Lundi 20 avril : la France franchit la barre des 20 000 morts.

Mai 2020

Jeudi 14 mai : plus de 300 000 personnes sont décédées du coronavirus dans le monde.

Dimanche 24 mai : Après 176 jours, la pandémie a pour bilan macabre : dans le monde, plus de 345 000 décès, aux États-Unis, près de 100 000 décès, et en France, plus de 28 000 décès.

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Devant l’IHU de Marseille les gens faisant la queue pour se faire dépister du COVID-19. 

Pourquoi tant de buzz autour d’un seul médicament? Dommage !

C’est bizarre que ce soit Dominique COSTAGLIOLA, directrice de recherche à l’Inserm, et spécialiste de l’évaluation du médicament, qui pose cette question le 25 mai dans Monaco Hebdo.

Bizarre en effet, car s’il y a quelqu’un qui peut deviner la réponse c’est bien cette chercheuse distinguée. Le jeudi 13 février elle participait au séminaire que l’IHU de Marseille organisait. Lors de ce séminaire elle a pu mesurer à quel point le professeur Didier RAOULT, et ses associés avaient, en matière d’épidémiologie,  une vision peu académique, voire iconoclaste, pour le déroulement de leurs travaux de recherche.

L’intitulé de leur séminaire ne prêtait pourtant pas à la moindre confusion !

 

Ci-dessous, toutes les vidéos enregistrées lors du séminaire du 13 février. Elles méritent d’être regardées.

Un article publié le 26 mars, pour les lecteurs et les vidéo-spectateurs pressés, ou tous ceux qui pourraient être rebutés par le visionnage de communications scientifiques.

Coronavirus – le Pr Didier RAOULT et la dictature de la méthode. Article publié dans La Provence 26 mars 2020

EXTRAIT : “Jamais personne n’a comparé dans un essai [randomisé] l’efficacité du parachute. Un collègue anglais avait proposé, pour obéir à la dictature de la méthode, de faire sauter, au hasard, 100 personnes portant un sac avec ou sans parachute pour répondre aux normes actuelles de validation d’un essai thérapeutique. Le problème était de trouver des volontaires

[Le 31 mai 2020, 8 H30, Z. A., Fès] : L’Algérie et le  Maroc ont décidé, mercredi 27 mai 2020, de maintenir le protocole de la chloroquine contre le Covid-19 malgré la décision de l’Organisation mondiale de la santé (OMS)  de suspendre temporairement son utilisation. Du côté du royaume chérifien, les autorités sont convaincues des effets positifs de l’Hydroxychloroquine associé à de l’artémisinine. […]. Le royaume chérifien est loin d’être un cas isolé en Afrique du nord, son voisin immédiat, l’Algérie est sur la même longueur d’onde. Lire l’article publié dans le Financial Afrik : Chloroquine : le Maroc et l’Algérie défient l’OMS.

En raison, des faibles nombres de décès, et plus encore des faibles nombres de morts pour 100 000 habitants observés, on comprend facilement pourquoi les autorités sanitaires de l’Algérie et du Maroc ne partagent pas les craintes de l’OMS.

Il ne faut pas confondre corrélation et causalité, mais on peut tout de même s’interroger.

[Le 27 mai 2020, 12 H30, I. V., Avignon] : Contrairement à ce que cherchent à nous faire accroire les ‘méthodologistes intégristes” et les médias stipendiés, le débat n’est pas entre les lubies d’un professeur “MABOUL”, isolé et fantasque, et d’innombrables  spécialistes rigoureux et appliqués. La ligne de fracture sépare des médecins praticiens qui cherchent d’abord à soigner et des médecins comptables impuissants,  paralysés par la tyrannie des chiffres

Dans l’article N° 194, ICEO : des nouvelles de nos correspondants confinés, votre correspondant à Bamako écrit : Les médecins maliens espèrent que la saison chaude actuelle (plus de 40 °C) limitera la dissémination du virus. Ils espèrent aussi que les Européens n’auront pas la mauvaise idée de faire de tests cliniques en double aveugles en Afrique,comme certains virologues français ont eu le cynisme de le proposer. Les pharmaciens maliens n’ont pas peur de la chloroquine, antipaludique qu’ils connaissent depuis des dizaines d’années, ils veulent bien l’utiliser, mais ils ne veulent pas que les Africains servent de cobayes.

En 2014, en pleine crise Ebola certains “méthodologistes” prétendaient déjà diriger la lutte contre la crise épidémique. Ils voulaient absolument trouver des “groupes témoins”. Fort heureusement, les praticiens africains, premiers concernés, ont fait passer leurs soins aux malades, avant la recherche de données statistiques.

Enfin, comment tous ceux qui prétendent sauver la planète peuvent-ils tolérer l’envahissant principe de non-infériorité, qui condamne les humains à la stagnation, quand il faudrait tout faire pour rechercher des améliorations dans tous les domaines?

[Le 26 mai 2020, 12 H00, D. R., Lunel] : Merci de cet article très instructif pour des non spécialistes comme moi. Pour information, ci-dessous la vidéo du Pr PERRONE, enregistrée début avril.