N° 326 Le droit à la caricature encadré, ou entravé ?

Pour lutter contre les discriminations, la loi de 1881 sur la liberté de la presse, a été beaucoup encadrée au fil du temps depuis 1972.

Depuis la Seconde Guerre mondiale, l’ultra-gauche, toutes tendances confondues, s’est arrogé le droit de dire le bien et le mal, cherchant continument à imposer ses vues et son idéologie aux Français, grâce à une rhétorique violente, voire terroriste, héritée de ROBESPIERRE, de LÉNINE, et de TROTSKI. [ICEO reste sans haine, mais pas sans mémoire. Voir l’article N° 235]

En faisant un curieux mélange au niveau des idées, elle est capable de sacraliser, en même temps, l’abolition de la peine de mort, dont elle revendique sans honte l’adoption, l’État de droit, les droits de l’homme, d’une part, et d’autre part, la violence révolutionnaire de type bolchevique, qui reste seule légitime à ses yeux.

Tous ceux qui ont l’outrecuidance de contester sa façon de voir le monde sont désormais trainés  devant les tribunaux afin de les faire taire.

Pour lutter contre les discriminations, la loi de 1881 sur la liberté de la presse, a été beaucoup encadrée au fil du temps depuis 1972. Ces encadrements nombreux, ont certes permis de dénoncer et de faire sanctionner des propos discriminatoires, mais ils ont aussi offert aux associations les plus procédurières, la possibilité d’entraver la liberté d’expression des médias, et d’interdire les caricatures, qui n’ont pas l’heure de leur plaire.

Haro sur les ennemis du peuple!

Le terme d’« ennemi du peuple » a une longue histoire. Sous l’Empire romain, le Sénat a utilisé l’expression pour désigner l’empereur Néron avant son assassinat. Selon Ernest RENAN, au temps des persécutions, on appelait également un chrétien « hostis publicus » (et aussi « hostis patriæ », « humani generis inimicus », « hostis deorum atque hominum »). Depuis cette époque, de nombreux groupes ont utilisé l’expression, y compris les Jacobins au cours de la phase radicale de la Révolution française (la Terreur).

Haro sur les ennemis du bien!

Ce mercredi 23 juin 2021 se tenait le procès de l’hebdomadaire d'”opinion” Valeurs Actuelles, assigné en justice par la députée Insoumise Danièle OBONO. En cause, un dessin et une fiction dans laquelle l’élue était dessinée et décrite en esclave, et dont la publication fin août 2020 avait suscité un tollé. Elle avait porté plainte pour “injures à caractère racial”. Au cours de cette journée au tribunal, l’ancien directeur de Charlie Hebdo, Philippe VAL a notamment été entendu à la demande de la défense. Interrogé par Le HuffPost, il est revenu sur les raisons de sa présence.

« La censure ne doit pas passer de l’appareil d’État … à l’ «l’opinion». »

[Le 26 juin 2021, 6 H00, J-P. H., Paris] : La récente une de Libération cherchant à diaboliser des médias accusés de verser dans le «crime de pensée» surprendra seulement ceux qui ignorent cette vérité fondamentale de la politique contemporaine: rien n’est plus intolérant qu’un journaliste de gauche qui se prend pour un journaliste objectif. La gauche médiatique rêve d’un monopole. Caricatures : Mahomet yes, mais OBONO no ?

Jamais le besoin de disqualifier le discours de l’autre n’a été aussi systématique. Jamais on n’a vu une telle violence dans la façon dont toute pensée déviante est accusée d’insignifiance. Il ne s’agit plus d’opposer des arguments, de mettre en balance des faits et éventuellement des interprétations concurrentes, mais de faire taire.