N° 565 Attention aux erreurs d’analyse, l’Iran est une théocratie, comme le Vatican.

Ce titre provocateur ne vise bien sûr pas à accuser le Vatican d’être une dictature sanguinaire, mais vise à faire comprendre en quelques mots pourquoi il sera difficile de réduire la  théocratie installée en Iran.  

Le pouvoir iranien a confirmé, dimanche 1er mars, la mort du guide suprême Ali KHAMENEI, tué lors de l’opération américano-israélienne en Iran. Sa mort a déclenché des scènes de liesse dans tout le pays.

Les principaux responsables du régime iranien, à commencer par le guide suprême Ali KHAMENEI, ont été tués le 28 février à la même heure par les frappes israélo-américaines. Les médias occidentaux se sont empressés de titrer : L’État théocratique d’Iran a été décapité.                                                  Sous-entendu, désormais sans tête la fin du régime est proche.

Dans les deux vidéos ci-dessous, Emmanuel TODD et Scott RITTER expliquent pourquoi, selon eux, rien n’est moins sûr.

Le régime iranien est une dictature sanguinaire, mais c’est aussi une théocratie bâtie sur une religion, le chiisme, qui a traversé les siècles.

À la mort du guide suprême le processus de transition est parfaitement rodé. Il n’y a donc aucune chance que KHAMENEI ne soit pas rapidement remplacé.

Le fait qu’il ait été tué avec une cinquantaine de dignitaires du régime ne change rien.

Tous ceux qui connaissent bien l’histoire et les structures de l’Église catholique et/ou orthodoxe, peuvent aisément comprendre pourquoi la décapitation de la République islamique d’Iran qui vient d’avoir lieu ne signifie pas obligatoirement la fin du régime iranien chiite actuel, et encore moins la fin du chiisme.

Rappelons que la persécution des chrétiens en Union soviétique fut effroyable, qu’au cours des seules purges de 1937 et 1938 ordonnées par STALINE, les documents de l’église indiquent que 168 300 membres du clergé orthodoxe russe ont été arrêtés, et que parmi ceux-ci, 106 300 ont été abattus. Malgré cela l’Église orthodoxe reste bien vivante.

Comme François BAYROU l’a rappelé en février 2002, « si on pense tous la même chose c’est qu’on ne pense plus rien ». D’où l’importance des débats et de la disputatio.

[Le 4 mars 2026, 9 H15, R. R-L., Valleraugue] : Absolument très intéressant !!

[Le 3 mars 2026, 12 H00, P. C., Notre-Dame de la Rouvière] : Attention danger. L’inculture religieuse est mortelle.