N° 570 La fête de Pâques sera célébrée en Ukraine en 2026 le 12 avril, comme en Russie.

Pâques est la fête des fêtes orthodoxes, l’événement le plus important de la Foi chrétienne orthodoxe. C’est pourquoi l’Église orthodoxe ukrainienne continue à suivre le calendrier julien pour la fête de Pâques.

 

Depuis le 18 octobre 2022, « à titre exceptionnel », selon les désirs des fidèles, à l’instar des catholiques et des réformés, l’Église orthodoxe d’Ukraine propose (impose souvent de fait) de fêter Noël le 25 décembre, au lieu du 7 janvier comme l’Église orthodoxe russe. Cette mesure, prise à l’initiative du président ukrainien Volodymyr ZELENSKY, a été apparemment bien accueillie, et appliquée dans l’Ouest et le centre de l’Ukraine, par contre dans l’Est du pays, elle semble toujours loin de faire l’unanimité.

L’Église orthodoxe russe continuent à se référer au calendrier julien pour fixer la date des fêtes religieuses. Tandis que l’Église catholique se réfère au calendrier grégorien, décalé du calendrier julien d’environ 13 jours, pour les fêtes à dates fixes, tel que le jour de Noël.

Pour Pâques, qui est une fête mobile, les dates peuvent varier de plus de 30 jours comme en 2024, ou coïncider comme en 2025. Cette année, la Pâques orthodoxe doit se fêter en Russie le dimanche 12 avril 2026.

En 2024, les Ukrainiens ont fêté Noël le 25 décembre (calendrier grégorien), après avoir fêté Pâques le 5 mai, comme les Russes. En 2025, ils ont pu fêter Pâques le même jour que les catholiques, puisque, exceptionnellement les dates des deux calendriers coïncidaient.

Pâques est la fête des fêtes orthodoxes, l’événement le plus important de la Foi chrétienne orthodoxe. C’est pourquoi l’Église orthodoxe ukrainienne, qui tient à fêter désormais Noël le 25 décembre, continue à suivre le calendrier julien pour la fête de Pâques.

Le changement de date pour la fête de Noël en Ukraine, a été présenté par les médias occidentaux comme une mesure courageuse, originale, quasi « révolutionnaire », avant tout antirusse. Ce dernier point est très contestable, car la Bulgarie cesse de fêter Noël le 7 janvier, depuis 1967, alors que le pays était alors, officiellement, on ne peut plus prorusse.

Avancer chaque année la célébration de la fête de Noël de 13 jours, n’est en rien problématique pour la grande majorité des Églises orthodoxes du monde entier, par contre abandonner la tradition pour le jour de Pâques l’est. Au point que pratiquement aucune Église ne l’a encore fait.

En Europe en 2026, tous les pays fêtent Noël le 25 décembre, à l’exception de la Serbie, du Monténégro et de la Macédoine, qui le font toujours le 7 janvier.

Le 30 mars à Kiev, le président Volodymyr ZELENSKY a déclaré que son pays était prêt à instaurer un cessez-le-feu avec la Russie pour la fête de Pâques orthodoxe.

Il a souligné que l’Ukraine était favorable à tout format qui puisse mettre fin au conflit et qui « préserve la dignité et l’indépendance du pays », y compris un cessez-le-feu complet et une interdiction des frappes sur les infrastructures énergétiques.

On note qu’il n’a pas parlé d’« intégrité du pays ».

Un premier pas en direction de la paix ?

Comme François BAYROU l’a rappelé en février 2002, « si on pense tous la même chose c’est qu’on ne pense plus rien ». D’où l’importance des débats et de la disputatio.

[Le 12 avril 2026, 19 H50, N. D., Bucarest] :  Merci beaucoup pour vos vœux! Avec mes meilleurs souvenirs, salutations et vœux de Bucarest…

[Le 12 avril 2026, 13 H55, M. C., Bucarest] :  Merci pour vos vœux lumineux. Que cette Pâque nous rapproche tous par la même lumière de renouveau et d’espérance!

[Le 12 avril 2026, 9 H00]

ICEO

Joyeuses Pâques à nos amis orthodoxes.

Paște Fericit ! Hristos a înviat !

Честит Великден ! Срећан Ускрс ! Счастливой Пасхи !

გილოცავთ აღდგომის ბრწყინვალე დღესასწაულს !

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[Le 5 avril 2026, 18 H20, Ph. C., Saint Georges d’Orques] : Bonjour, Il me semble que l’on devrait distinguer l’urgence humanitaire de la stratégie politique. La proposition de ZELENSKY de trêve concernait essentiellement une trêve sur la destruction des centres énergétiques ce qui n’est pas un renoncement à l’intégrité du pays, mais une tentative de sortir les civils victimes des bombardements. En refusant ce compromis « énergie contre énergie », la Russie confirme qu’elle utilise le froid et l’obscurité comme des armes de guerre directes. 

Ne pas parler d’intégrité territoriale dans ce cadre n’est pas une concession, c’est simplement du réalisme diplomatique face à une urgence vitale. En écrivant « Un premier pas en direction de la paix ? » cela voudrait-il dire pour ICEO que la paix passera par la capitulation de l’Ukraine, l’abandon de son territoire à un régime dictatorial ? Et dans ce cas là, elle est où la limite ? Tout pays n’a t’il pas droit à défendre son territoire comme nous l’avons déjà fait en France ? Bien cordialement !

[Le 5 avril 2026, 9 H00, Ph. P., Beauvais] : Christ est ressuscité !  Christ est ressuscité ?