N° 567 Message adressé à nos jeunes et impétueux acteurs politiques européens.

La guerre, s’il faut la faire, faites la ! Mais faites tout pour ne pas la perdre. Montrez vous notamment prêts, vous les premiers, à donner l’exemple. La guerre, s’il faut la faire, faisons la, mais vous aussi !

 
Temps de lecture et d’écoute : 3 + 3 = 6 minutes

La Grande Guerre finie, personne ne pouvait imaginer qu’une nouvelle guerre mondiale surviendrait 20 ans après seulement. Les gouvernements de la Troisième République avaient si mal préparé cette guerre, notamment au niveau du commandement général, que seul l’héroïsme des combats au front et de toute la population à l’arrière, a permis à la France de se retrouver à la table des vainqueurs.

Les anciens combattants français rescapés de cette tuerie, avaient la folie de croire qu’ils avaient subi les horreurs de la Der des Ders.

Face à la montée du nazisme, la majorité des Français refusait toute nouvelle guerre, et partageait souvent l’opinion des plus pacifistes d’entre eux, notamment de ceux qui, devenus farouchement antimilitaristes, hurlaient dans la rue le slogan : « La guerre, s’ils veulent la faire, qu’ils la fassent ! »

Les pacifistes, très majoritairement de gauche, ( voir quand la gauche collaborait 1939-1945), n’ont pas réussi à empêcher la guerre, mais ils ont réussi par contre à la faire durer plus de 5 ans.

Il n’existe malheureusement pas de moyen imparable pour éviter les guerres.

La guerre, s’il faut la faire, faisons la ! Mais faisons tout pour éviter de la perdre.

Évitons notamment d’offrir à d’éventuels ennemis les moyens les plus simples pour nous tenir à merci, et finalement tous les moyens de nous vaincre en cas de conflit.

Les États-Unis ont dépensé pendant plus de 80 ans des fortunes en armement et en équipement. Depuis l’entrée de la Chine dans l’OMC, en 2001, l’armée américaine est devenue de plus en plus dépendante pour ses approvisionnements, du bon vouloir de l’Empire du milieu . Comment l’US army, dont le savoir-faire logistique a toujours constitué son principal atout, a-t-elle pu se laisser aller à une telle ineptie militaire ?

Depuis 2022, les États-Unis et les Européens sont en guerre de plus en plus ouverte avec la Russie. En 2026, la guerre que les États-Unis et Israël mènent contre l’Iran et ses proxies, affecte gravement tous les pays de l’Union européenne, et aussi, bien que moins gravement, la Chine, alliée de l’Iran et de la Russie.

Les États-Unis, les Européens, et les Occidentaux en général, sont ainsi en conflit, directement ou indirectement, avec la Russie et la Chine, pays avec lesquels ils ne peuvent pas totalement rompre, faute de ne pouvoir continuer à fabriquer leurs armements les plus sophistiqués. Situation ubuesque dans laquelle les Occidentaux dépendent des Chinois, et parfois des Russes aussi, pour pouvoir éventuellement leur faire la guerre.

Les cahiers du CEVIPOF (Centre de recherches politiques de Sciences Po) publiés en février 2003, estimaient à 4 millions minimum le nombre des musulmans déclarés en France. Dans certaines études ce nombre monte à 9 millions en 2025, soit près de 13 % de la population.

La France ne peut donc, ni au Moyen-Orient ni encore moins au Maghreb, prendre des positions politiques tranchées, si elles sont susceptibles de heurter gravement les sentiments des Français de confession musulmane, au risque de déclencher des émeutes spontanées, ou, pire encore, provoquées par la République islamique d’Iran.

En 1973, la France a tiré toutes les conséquences de la première crise pétrolière, en construisant un parc nucléaire lui garantissant une importante souveraineté énergétique. Jusqu’à ce qu’à la suite de Fukushima, les gouvernements français obéissent aux injonctions aussi pressantes qu’irréfléchies des gouvernements allemands, qui nous ont imposé de fermer nos centrales, comme eux avaient eu la folie de le faire.

Les responsables politiques qui ont tout fait pour déconstruire le parc nucléaire français, non jamais voulu reconnaître avoir fait preuve de grave inconséquence. En revanche, ils ont tout fait pour faire oublier leurs erreurs les plus stupides. Emmanuelle DUCROS, elle, n’a rien oublié. Elle vient de rappeler sur Europe 1, dans un de ses récents « Voyage en absurdie », pourquoi ils ne peuvent pas déclarer que : Le fiasco nucléaire français : c’est pas nous ! (temps d’écoute : 3 minutes)

Reste que, pour espérer gagner la guerre, il faut commencer par persuader ceux qui sont appelés à combattre qu’il faut absolument le faire. Les jeunes dirigeants qui demandent à des soldats de donner leur vie pour sauver l’Union européenne, devraient donc absolument commencer par donner l’exemple, en se montrant prêts à donner leur vie, eux aussi, comme le fit Charles PÉGUY en 1914, à l’âge de 41 ans, pour sauver la France.

Écrivain et poète, Charles PÉGUY, a effectué son service militaire au 131ème RI, de septembre 1892 à septembre 1893. Lieutenant de la territoriale, maintenu sur sa demande au 276ème Régiment d’Infanterie de réserve, à la 19ème compagnie. Il y était affecté depuis 1905 lorsque, malgré ses 41 ans, il se porta volontaire pour partir au front. Le 5 septembre 1914, il fut tué par une balle reçue en plein front devant Villeroy (Seine et Marne) qui marque le lieu symbolique de l’extrême avancée de l’armée allemande durant la Première Guerre mondiale en direction de Paris.

2026 : Personnalités politiques âgées de moins de 55 ans, indéfectibles soutien de l’Ukraine face à la Russie.

En mars 2022 l’âge moyen des soldats ukrainiens était de 33 ans. En 2026 il est de plus de 43 ans. De très nombreux soldats ont donc 55 ans, voire plus.

 16 mars 1989

 11 juin 1986

  mars 1985

 mai 1983

 décembre 1980

 octobre 1979

  janvier 1978

 juin 1977

 décembre 1977

 juillet 1975

 novembre 1972

 avril 1971

Comme François BAYROU l’a rappelé en février 2002, « si on pense tous la même chose c’est qu’on ne pense plus rien ». D’où l’importance des débats et de la disputatio.

[Le 15 mars 2026, 19 H05, M. L., Nice] : Pendant la guerre de 14-18 les fils des généraux et des responsables politiques qui étaient en âge de monter au front, pouvaient espérer échapper à la guerre, s’ils avaient la prudence de se cacher, ou au moins de rester discrets.Leurs pères ne pouvaient pas officiellement les aider à rester planqués à l’arrière, sous peine de porter la honte.

Le premier ministre israélien, Benjamin NETANYAHOU, lui n’a pas ces problèmes de conscience, alors que la mobilisation des réservistes est de plus en plus importante, il ne fait rien pour obliger son fils, Yaïr NETANYAHOU, à répondre à l’appel. Plusieurs moins avant l’attaque du Hamas et la mobilisation des réservistes qui s’en est suivie, il était allé s’installer à Miami à la suite d’une affaire judiciaire. Il refuse toujours de revenir en Israël pour être mobilisé. Il semble même être en mission commandée pour défendre son père et pointer du doigt la responsabilité des militaires dans le fiasco sécuritaire du 7 octobre.

[Le 17 mars 2026, 20 H10, J-M. R., Alet-les-Bains] : Réponse-commentaire sur le bellicisme par procuration de nos matamores (mata-russes ? mata-ukrainiens ?) européens.
Ils font la guerre à la Russie par procuration et sont prêts à nous ruiner pour la faire durer plus longtemps encore, au prix de la continuation du massacre de la jeunesse (et de moins en moins jeunes, au moins pour l’Ukraine) des deux pays partiellement frères. Tout ça parce que l’on a refusé plusieurs fois le partenariat des Russes sortis du soviétisme et que l’on n’a pas voulu dire aux Ukainiens qu’un statut de neutralité entre l’Est et l’Ouest de l’Europe était celui qui correspondait le mieux à leur souhait d’indépendance et à la signification même du nom de leur pays. Et maintenant, avec la guerre du Golfe et l’Iran, Ursula reconnait que notre politique énergétique hostile aux centrales nucléaire était une stupidité alors que le gaz et le pétrole russes nous seraient maintenant bien utiles et que son refus nous plombe. Le gouvernement d’idéologues à courte vue fait ainsi la démonstration de sa stupidité !

[Le 15 mars 2026, 3 H05, P. C., Notre-Dame de la Rouvière] : La meilleure façon de ne pas perdre la guerre, c’est d’éviter d’être obligé de la faire !